J’ai pas grandi dans un film, y’avait pas d’héros dans mon décor,
Juste des cris dans l’appart, des portes qui claquent et des nuits qui durent trop fort.
On m’a appris tôt qu’la vie cogne plus fort que n’importe qui,
Que pour tenir debout, faut encaisser même quand le cœur dit “j’suis fini”.
Strasbourg m’a vu marcher la tête basse, les poings froids, l’âme trempée,
Quand t’as pas d’épaule pour tomber, tu deviens ton propre rempart brisé.
DLAS, c’est pas un blaze d’gangster, c’est un nom né dans l’orage,
Un nom que j’ai poli avec le réel, pas avec les mirages.
J’drille pas pour faire le dur, j’drille pour ceux qu’ont jamais dormi tranquilles,
Ceux qu’ont vu leur enfance s’faire déchirer en silence derrière l’grésil.
Tu parles sérieux ? Moi aussi : j’ai plus de cicatrices dans l’esprit
Que l’quartier n’a de rues qui saignent sous la pluie.
J’suis pas parfait, j’suis pas propre, j’suis abîmé mais j’suis droit,
Chaque erreur m’a mis une claque, chaque claque m’a donné une voix.
J’raconte pas des vies qui sont pas les miennes, j’fais pas semblant d’savoir,
J’pose juste c’que j’ai vu, c’que j’ai vécu, c’que j’peux plus vouloir.
La rage m’a pas détruit, elle m’a protégé quand j’étais seul,
Elle a mis du feu dans ma poitrine et du froid dans mes yeux qui veulent
Encore un peu d’paix, un peu d’air, un peu d’place dans ce monde trop serré,
Mais j’avance, j’me redresse, même quand tout veut m’voir tomber.
DLAS, sérieux, rien d’forcé, rien d’joué.
Juste ma vie, ma vérité.