DLAS…
Nuit sale…
Démons… coups… silence…
On vient d’où les anges s’écrasent.
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Couplet 1 :
DLAS surgit du noir, j’ai l’âme tatouée d’coups qu’on raconte pas,
Maison en cendres, hurlements, j’ai grandi avec les poings comme loi.
Violence conjugale en stéréo, j’ai vu des ombres frapper des femmes,
J’ai vu l’amour fondre au sol comme du sang qui réclame sa flamme.
J’ai appris tôt que le monde protège pas ceux qui crient,
Que les absents te laissent brûler jusqu’à c’que ton cœur moisisse.
Mon père fantôme, ma mère brisée, j’ai dû m’lever seul,
La rue m’a offert un lit froid, le béton pour l’orgueil.
Les démons m’appellent “reviens”, j’les entends même quand j’respire pas,
Ils me tirent par les souvenirs, par les larmes qu’on efface pas.
J’suis né dans un champ d’ruines, j’ai survécu sans mode d’emploi,
Quand t’as grandi dans le fracas, la douleur devient ton choix.
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Refrain (sombre & sec) :
DLAS dans la rue, cœur noir, regard froid,
La police tourne en rond mais j’sais qu’c’est jamais pour moi.
Garde à vue, cellule grise, les murs parlent trop,
Ils répètent l’histoire que j’porte, même quand j’dis que c’est faux.
DLAS dans la brume, stups dans les veines de la ville,
Les sirènes chantent la mort, la nuit rend chacun fragile.
J’marche seul, tranchant, coupé par mon propre passé,
Chaque pas c’est une promesse que j’peux briser sans hésiter.
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Couplet 2 (plus noir, plus haché) :
J’vois des femmes pleurer encore quand j’ferme mes paupières,
J’vois des gosses trembler sous des cris qu’on appelle “affaires”.
J’ai juré d’pas reproduire la guerre que j’ai connue,
Mais la rage tape à la porte comme un démon revenu.
Dans la rue, tout s’paye : l’respect, la haine, les grammes,
Le temps, la liberté, le silence, même les larmes.
Les grands m’ont dit “DLAS, t’as deux choix : tomber ou viser”,
J’ai choisi l’obscurité pour apprendre à m’y déplacer.
Menottes froides, sol glacé, j’ai compté les secondes,
La GAV m’a parlé comme un miroir du monde.
Elle m’a dit : “T’es qu’un produit des coups et du vide.”
J’ai répondu : “J’me relèverai, même si la nuit décide.”
J’suis tranchant, j’suis brut, j’suis l’écho d’une enfance fracassée,
J’suis DLAS, né d’un chaos qu’on peut pas effacer.
Si la lumière existe, elle a jamais voulu d’moi,
Alors j’avance dans l’ombre… et c’est l’ombre qui me voit.
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Refrain (final) :
DLAS dans la rue, cœur noir, regard froid,
La police tourne autour mais c’est jamais pour la joie.
Garde à vue, souvenirs lourds, cellule pleine de vérités,
J’suis l’fils d’aucun refuge, mais j’refuse d’arrêter.
DLAS dans la brume, stups, regrets, nuits fracturées,
Les vieux démons m’observent, ils veulent m’voir m’écrouler.
Mais tant qu’j’respire encore, j’grave mon nom dans le noir,
DLAS… né de rien… mais prêt à tout pour l’espoir.