J’ai des souvenirs qui puent le fer, la peur et les nuits qui râpent,
L’enfance accrochée à mes os comme un animal qui lâche pas la patte.
J’ai grandi avec le froid qui te coupe les lèvres et la voix,
Le genre de silence tellement lourd qu’il t’apprend à marcher droit.
Les démons m’ont façonné, j’me suis battu dans ma propre tête,
J’ai survécu à des pensées qui t’étranglent quand t’es seul dans la tempête.
J’ai des cicatrices sous la peau qui brillent quand j’respire trop fort,
Comme des veines qui refusent d’oublier les morceaux d’un vieux décor.
Le passé m’revient comme une vague qui veut m’éclater sur ses rochers,
J’ai trop longtemps serré les dents jusqu’à sentir mes gencives craquer.
DLAS j’suis fait d’éclats, d’échecs, de nuits où j’ai failli fondre,
J’suis pas né pour être calme, j’suis né pour survivre dans l’ombre.
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[Refrain – Haché, drill]
Je regarde vers le ciel, l’âme noire, regard sombre entre les lignes,
J’ai des orages dans les côtes, des vérités qui s’déclinent.
J’me parle dans ma tête comme si j’étais deux dans la cabine,
La rage me serre la gorge, elle m’demande quand est-ce que j’saigne mes ruines.
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[Couplet 2 – Drill hachée, nerveux, technique]
J’marche vite dans ma tête, j’me poursuis moi-même,
J’fais des tours dans mes pensées comme un condamné qui traîne.
J’ai l’sang lourd, le souffle court, les nerfs prêts à imploser,
Le cœur plein d’histoire noire que personne veut écouter.
J’me sens parfois creux, éclaté, comme un mur qui prend la flotte,
Les ombres me parlent trop fort, j’crois qu’elles veulent que j’m’égare dans leurs grottes.
Les regrets me tirent par le col, les remords me griffent les côtes,
J’les sens ramper dans ma chair comme si j’avais avalé mes fautes.
Strasbourg m’a vu tomber, Strasbourg m’a vu tenir,
J’porte la ville dans mes veines comme un souvenir qu’on peut pas fuir.
J’suis pas un héros, j’suis pas un ange,
J’suis juste un gosse cassé qui a grandi dans l’désordre et la fange.
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[Pont – Poétique, étouffé]
J’ai cru m’perdre mille fois, mais j’ai appris à respirer mes douleurs,
À transformer mes cauchemars en phrases, mes peurs en couleurs.
Même brisé, j’me relève, même vidé, je persiste,
Parce que DLAS disparaît jamais… il renaît, même quand tout l’reste insiste.