DLAS, j’crache des ombres, pas des mots,
Mon cœur cogne comme un demon enfermé sous l’peau.
La rage m’ouvre le torse, j’sens mes veines qui grincent,
J’marche seul dans la nuit, là où les âmes se délavent et s’coincent.
La haine m’serre la gorge, j’ai l’esprit fracturé,
La folie rôde, tourne autour, veut m’faire basculer.
J’suis le produit d’un monde qui parle avec des silences,
Les cicatrices dans ma tête racontent mieux que mes sentences.
L’insomnie m’gratte le crâne, m’arrache des lambeaux d’pensées,
J’vois des ombres dans l’noir que personne peut discerner.
Mes yeux piquent, mon âme tremble comme un fil électrique,
J’me débats dans l’vide, j’suis vivant mais c’est cryptique.
J’ai l’ambition tatouée dans l’sang, même quand j’vacille,
J’suis l’homme qui tombe dix fois mais qui continue l’périple.
La tristesse m’fait des nœuds, me perce comme une lame,
À force d’tenir, mon cœur est devenu d’acier… mais sans âme.
La mort m’suit d’assez près pour entendre son souffle,
Chaque pas résonne dans ma tête comme une rafale qui bouge.
J’suis pas là pour fuir, j’suis là pour défier l’vertige,
Même si j’ai l’impression qu’mon ombre elle-même m’corrige.
DLAS gravé au fer rouge, pas sur ma peau, sur mon esprit,
L’homme que j’suis aujourd’hui, c’est la nuit qui l’a construit.
Un cri coincé dans la gorge, un souffle qui cherche l’air,
Un cœur noir… mais qui continue à battre, même dans l’enfer.
La nuit m’avale, j’sens son goût métallique sur ma langue,
Mes pensées tournent, vrillent, s’écrasent et s’relèvent en tangue.
Chaque seconde c’est un combat contre mes propres ombres,
J’me vois tomber au ralenti dans un silence qui gronde.
Mes démons chantent trop fort, j’peux même plus fermer les yeux,
Ils m’parlent comme des frères toxiques, comme des fantômes envieux.
Ils savent où frapper, là où ma tête est fragile,
Ils murmurent dans mes fissures, cherchent les failles les plus subtiles.
J’ai l’âme qui brûle de l’intérieur, j’la sens crépiter,
Comme si on m’avait laissé trop longtemps près d’une vérité.
DLAS c’est pas un pseudo, c’est l’écorce qui me protège,
Le nom que j’porte quand l’univers me juge et m’assiège.
La rage me remonte, acide, prête à dissoudre mes doutes,
Elle raye mes pensées, elle déchire tout c’qui m’coupe.
La tristesse elle, vient derrière, lente comme un poison,
Elle repeint mes jours en gris, elle ferme chaque horizon.
J’ai des lames dans le cœur, j’ai des souvenirs qui hurlent,
J’avance sur un fil tremblant, entre le froid et l’incendie qui brûle.
Ma tête c’est un couloir où personne ose marcher,
Les murs suintent d’émotions qu'j'ai jamais su cacher.
La peur de la mort me tourne autour comme un rapace,
Elle m’regarde droit dans l’âme, elle attend que j’me dépasse.
Mais j’garde l’équilibre, même quand tout cherche à m’plier,
J’suis forgé dans la douleur, j’peux plus jamais reculer.
DLAS – âme tatouée, esprit taillé par la nuit,
J’suis la preuve qu’un homme peut tenir, même quand tout le détruit.
Plus j’avance, plus j’comprends que