[Chorus]
Réfugié des générations musicales,
Exilé quelque part entre deux refrains,
J’ai les racines dans les classiques,
Et les yeux tournés vers demain.
[Verse 1]
Ils racontaient les halls, les pannes d’ascenseur,
Les rêves suspendus dans l’ombre des bétonnières,
Quand un frère tombait c’était tout un secteur,
Qui portait son absence comme une cicatrice entière.
Le micro servait d’écho aux voix qu’on entendait peu,
On parlait du système avant de parler de soi,
Les rues avaient des codes que seuls les siens comprennent,
Et chaque silence aussi pesait son poids.
[Verse 2]
Ces histoires résonnaient dans la voiture de mon père,
Bien avant que je comprenne ce qu’elles racontaient vraiment.
Aujourd’hui dans mes écouteurs les récits sont plus intimes,
Comme si chacun cherchait à sauver son propre navire,
J’entends les anciens parler d’engagement perdu,
Les nouveaux parler d’angoisses qu’on n’voyait pas venir.
[Outro]
Et moi j’essaie encore de comprendre ce flux,
Qui sépare les générations sans vraiment les rendre différentes,
Coincé quelque part entre mémoire et futur,
À chercher ma place dans une époque mouvante.
[Chorus]
Réfugié des générations musicales,
Exilé quelque part entre deux refrains,
J’ai les racines dans les classiques,
Et les yeux tournés vers demain.
On m’a transmis des colères collectives,
On m’a vendu des rêves individuels,
Mais j’essaie de faire survivre
Un peu des deux dans le même ciel.
[Verse 3]
Ils avaient les murs gris et les cages d’escaliers,
Nous avons les écrans et les comparaisons,
Eux rêvaient de sortir du quartier,
Nous cherchons parfois à sortir de nous-mêmes pour de bon.
Les blessures ont changé de costume,
Mais la solitude connaît toujours les mêmes chemins,
Hier on se perdait dans la rue sans réfléchir,
Aujourd’hui on se perd dans des écrans sans fin.
[Verse 4]
J’ai les racines dans les classiques,
Et les yeux noyés dans les notifications,
Le cœur partagé entre les vérités historiques
Et les algorithmes qui dessinent nos directions.
On connaît le monde entier sans connaître son voisin,
On collectionne les contacts mais on manque de liens,
À force d’être visibles on devient parfois transparents,
À force d’être connectés on se comprend moins qu’avant.
[Bridge]
Réfugié des générations musicales,
Perdu dans la transition des playlists,
J’écoute hier, j’écoute demain,
Sans savoir lequel me choisit.
On m’a transmis des colères collectives,
On m’a vendu des rêves individuels,
Mais j’essaie de faire survivre
Un peu des deux dans le même ciel.
[Final Chorus/outro 2x]
Réfugié des générations musicales,
Exilé quelque part entre deux refrains,
J’ai les racines dans les classiques,
Et les yeux tournés vers demain.
Réfugié des générations musicales,
Perdu dans la transition des playlists,
J’écoute hier, j’écoute demain,
Sans savoir lequel me choisit.