[Couplet 1]
Ils se retrouvent au sommet, costumes bien ajustés
Des cartes sur la table, des frontières à déplacer
Des chiffres dans les dossiers, des promesses calibrées
Pendant qu’en bas les regards commencent à se lasser
Les écrans parlent croissance, les graphiques sont parfaits
Mais les vitrines se ferment et les loyers montent en secret
On nous raconte le calme, on nous répète d’espérer
Pourtant les colères grondent dans les quartiers oubliés
[Pré-refrain]
Entre les discours polis et les poignées de mains
Y a des silences qui pèsent plus lourd que demain
[Refrain]
Échecs et Stat, les pions avancent dans le brouillard
Échecs et Stat, qui paiera le prix du retard ?
Dans les rues monte la peur quand les promesses se fracassent
Et le peuple serre les dents devant le bruit qui menace
Échecs et Stat, des calculs derrière les regards
Échecs et Stat, des décisions prises trop tard
Pendant que là-haut on négocie l’avenir sur un écran
Les battements de la ville deviennent plus inquiétants
[Couplet 2]
Les sommets se succèdent comme des saisons sans fin
Les communiqués tombent au petit matin
Ils déplacent les frontières comme des pièces sur le damier
Nous on compte les impacts quand les chiffres sont maquillés
Chaque camp défend sa case, son influence, son terrain
Comme sur un échiquier où personne ne tend la main
Et la rue devient nerveuse quand les réponses n’arrivent pas
Les sirènes remplacent parfois les mots qu’on n’écoute pas
Les familles veulent comprendre ce qui se joue au-delà
Des portes fermées où l’on décide sans leur voix
[Pont]
Ce n’est pas le vent qui souffle la colère des passants
C’est l’écho des promesses perdues avec le temps
Quand les chiffres ne racontent plus ce que vivent les gens
Les fractures apparaissent sous le vernis éclatant
[Dernier refrain]
Échecs et Stat, les rois protègent leurs remparts
Échecs et Stat, pendant que la foule s’égare
La peur des fracas résonne au coin des boulevards
Et chacun cherche une issue dans la lumière du soir
Échecs et Stat, personne ne veut tomber ce soir
Mais quand les pions n’ont plus foi dans la partie ni l’histoire
L’échiquier vacille sous le poids des regards
Et les rues écrivent la suite loin des grands bureaux du pouvoir.