[Intro (voix seule, piano doux)]
Il disait rien…
Mais il pensait beaucoup…
[Couplet 1 ]
Il disait rien, mais il pensait trop
Un cerveau pour dix, coincé là-haut
Comme dans un château - sans invités
Les lumières allumées pour pas trop cogiter
Le soir il traînait, l’écran dans la main
À parler à des gens qu’il verrait jamais en vrai, enfin
Ça lui suffisait, ou du moins il pensait
Qu’un peu de présence pouvait remplacer
[Pré-refrain -montée douce, chantée]
Et les nuits passent, sans faire de bruit
Des mots qui restent… et d’autres qui fuient
[Refrain - opéra pop, puissant)]
Y’a rien à déclarer
C’est ce qu’il disait souvent
À la mode chez nous
On s’efface doucement
Et ça brille dans le noir
Comme un espoir fragile
Mais plus passent les soirs
Plus tout devient difficile
[Couplet 2 ]
Un soir quelqu’un a compté pour lui
Mais c’était pas tendre, juste des appels dans la nuit
Des messages qui s’empilaient, qui jamais s’arrêtaient
Un numéro qui sonnait, qu’il pouvait pas ignorer
Il essayait d’éteindre, de prendre un peu de recul
Mais ça revenait toujours, comme un cercle qui recule
Ça le fatiguait, ça le bloquait dans ses soirées
Et même à distance, il sentait les murs se resserrer
[Pré-refrain (chanté, plus intense)]
Et il relit encore, les mêmes phrases
Comme si le temps pouvait faire une pause
[Refrain (opéra pop, chœurs)]
Y’a rien à déclarer
C’est ce qu’il disait souvent
À la mode chez nous
On s’efface doucement
Et ça brille dans le noir
Comme un espoir fragile
Mais plus passent les soirs
Plus tout devient difficile
[Couplet 3 ]
Il lève les yeux, un peu plus souvent qu’avant
Sort dehors, juste quelques minutes, lentement
Les notifs s’accumulent, mais il répond pas tout de suite
Il se demande si demain sera mieux ou juste pareil
Il traîne avec ses potes, parfois en silence
Il capte un peu, écoute, mais sans trop s’y lancer
Pas de miracle, pas de fin toute tracée
Juste un pas… et après, qui sait où ça va le mener
[Pont - opéra, dramatique]
Et si tout s’éteint… ce soir…
Sans lumière, sans histoire…
Est-ce qu’il saura encore…
Regarder sans écran noir…
[Refrain final (opéra pop, large et émotionnel)]
Y’a rien à déclarer
C’est ce qu’il disait souvent
À la mode chez nous
On s’efface doucement
Et ça brille dans le noir
Comme un espoir fragile
Mais plus passent les soirs
Plus tout devient difficile
[Outro ]
Il disait rien…
Mais il commence à voir.