Verse]
Arlequin, il serre des vérités (arlequin)
Il fait l’malin dans l’ombre, peinard comme un rat planqué (arlequin)
Sous un rire de velours, mais qui sent l’coup fourré
J’aime pas, les beaux discours
Ni les monologues intimes, ça m’fait bailler
Un reflet sous l’plafond — Arlequin :
Marionnette sans fil — le masque
Qui dit c’que la bouche tait au fond
Mes rimes / font que démasquer
Un fou en losange qui m’braque en secret, façon lâche
Un pitre à grelot (arlequin) / sous l’spotlight (arlequin)
Qui fait des sourires / pendant qu’il prend les clefs, sans pression
Il m’consulte… mais son seul mot est djà un culte
Digne inculte — C’est c’lui qui s’arrache… qui voit clair
Mais c’bail-là, frère, c’est / l’bail le plus court de l’histoire
t’as capté l’truc ? C’est qu’la merde qui t’tombe dessus.
[Pre-Chorus]
Apparemment on a rien à dire,
Y’a qu’les élus qui ont les mots,
Mais s’ils avaient les mots,
Les berceuses ne seraient pas polies.
(Les berceuses ne seraient pas polies.)
[Chorus]
Parfois j’vendais des gammes aux marchands de sable,
Et lui du rêve en kilogrammes.
J’pensais pouvoir le faire,
Mais ça m’donnait mal à la tête,
La vérité se cache comme les mythos sous drapeau.
[Verse]
La vie, c’est pas aussi simple qu’un au revoir,
Pourtant il lie ses frasques comme un joueur de N.H.L :
Sans but, ça finit au parloir ou au confessional
Il a joué solo, chercheur d’or sur plage dorée
Il vend un grain comme une pépite — mais c’est du toc, faut pas déconner
La pépite, c’est du toc
Des comme lui, y’en a plein en stock, tu t’en doutes
Il brille d’illusions, juste un nom de plus
Dans l’résidu des époques, les oubliés qu’on r’trouve au fond d’la pile
[Verse]
On fait la guerre, on vit la haine (vit la haine)
On trie nos peines, on brise la scène
Grave les rimes — enterre les crimes
On fume la paix au calumet, on trime après
(On fume la paix au calumet, on trime après)
Rien à blâmer, tout à flairer
Tout à vendre, rien à prouver
Juste des cicatrices trop larges pour se pendre
Pour des fausses promesses et des rêves en défaut
Mais avec rien, j’ai appris à tracer
Des schémas dans ma tête que personne peut effacer
Une marche sur les braises des histoires faussées
Rien que de la foutaise en armure dorée
On porte nos mensonges comme des médailles rouillées
Et les vérités s’endorment dans des coffres verrouillés
(les vérités s’endorment dans des coffres verrouillés)
[Final Chorus]
Parfois j’vendais des gammes aux marchands de sable,
Et lui du rêve en kilogrammes.
J’pensais pouvoir le faire,
Mais ça m’donnait mal à la tête,
La vérité se cache comme les mythos sous drapeau.
Apparemment on a rien à dire,
Y’a qu’les élus qui ont les mots,
Mais s’ils avaient les mots,
Les berceuses ne seraient pas polies.