[Verse]
Le daron sur l’chantier, le dos brisé sous les briques,
Chaque clou planté, c’est une larme dans l’historique.
Maman comptait les pièces, des rêves pleins les poches,
Mais les billets manquaient, ça restait une approche.
Les murs trop fins, on entend tout dans l’appart,
Des silences qui crient, des colères qui écartent.
[Prechorus]
Le cadet sur un trône, couronné par les regards,
Moi dans l’ombre, un tableau sans cadre ni hasard.
[Chorus]
Entre deux mondes, faut jongler les rôles,
Le cœur divisé, l’esprit en contrôle.
Fils d’un labeur, frère d’un futur ailleurs,
Je conjugue ma vie dans l’ombre et la lueur.
[Verse 2]
Le frérot a pris la tangente, sa famille à lui,
Un gosse dans les bras, des responsabilités qui fuient.
La sœur en couple, des disputes dans l’air,
Elle dit qu’elle aime, mais ses yeux restent amers.
Et moi, spectateur, dans ce théâtre sans fin,
Des masques qui tombent, des vérités en chemin.
[Bridge]
Des repas où les silences coupent plus qu’un couteau,
Des souvenirs figés comme des photos sous un manteau.
Les murs de l’enfance, des barreaux invisibles,
Je veux m’envoler, mais l’atterrissage est risible.
[Chorus]
Entre deux mondes, faut jongler les rôles,
Le cœur divisé, l’esprit en contrôle.
Fils d’un labeur, frère d’un futur ailleurs,
Je conjugue ma vie dans l’ombre et la lueur.