Les gars font des tutos muscu, les gosses crèvent à Gaza
Et l’Europe compte ses vues, pendant qu’un drone fait "boum" là-bas
J’vois des drapeaux bleu et blanc frapper sous prétexte de défense
Mais j’vois surtout des enfants sous les ruines en silence
Macron planque sa montre pour parler de pauvreté
Et Brigitte l’corrige, mais c’est lui l’autorité ?
On donne des genres à tout, même aux caddies d’hypermarché
Et on appelle "tolérance" le fait de plus pouvoir parler
On veut des lois pour des hommes qui savent plus dans quel sens pisser
Mais y’a des gosses dans la rue, sans papiers, sans lycée
Ooooh...
Tout l’monde court, mais personne sait où aller
Tout l’monde parle, mais personne veut s’écouter
On joue la paix, on vend la guerre
On pleure d’fatigue dans des filtres en lumière
Ooooh...
Tout l’monde ment, mais personne veut l’savoir
Tout l’monde brille pendant que l’monde part
On s’aime, on juge, on like, on fuit
Et chaque jour ressemble à une parodie
Y’a des flammes après l’match, des vitrines qu’on explose
Mais tu fais qu’prouver aux fachos qu’ils dormaient pas sur leurs doses
“Toujours les mêmes”, c’est leur refrain, et toi tu le leur donnes en putain de stéréo
Y’a des “auteures” sur Insta qui citent Nietzsche entre deux filtres
Mais sans ChatGPT, elles pondent pas plus qu’un titre
On pleure devant un chien qui boîte dans un champ
Mais on dit rien sur les cris des bêtes qu’on saigne en marchant
On veut sauver la planète avec un tote bag brodé
Mais on jette des kilos l’lendemain du Black Friday
Ooooh...
Tout l’monde court, mais personne sait où aller
Tout l’monde parle, mais personne veut s’écouter
On joue la paix, on vend la guerre
On pleure d’fatigue dans des filtres en lumière
Ooooh...
Tout l’monde ment, mais personne veut l’savoir
Tout l’monde brille pendant que l’monde part
On ferme la porte aux exilés, la peur comme argument béton
Mais on fête les transitions de genre comme des coming-out de saison
On tord la morale, ça dépend pour qui, pour quoi, pour quand
Y’a deux poids, deux mesures, et des aveugles au gouvernement
On lâche des milliards pour des plats qu’certains veulent même pas cuisiner
Mais un SDF dans l’froid, là y’a plus personne pour signer
On joue la compassion en ligne, mais dans la vraie, c’est chacun pour soi
On like des larmes filtrées pendant qu’le silence crie dans les bois.
Les mecs traitent les femmes de salopes s’il y a un passé sous la robe
Mais eux peuvent baiser cent fois, ils appellent ça “le droit à l’exploit”
Les petites reines de wish, qui harcèlent pour l’adrénaline
Jusqu’à pousser des gens dans l’vide avec des mots qu’aucun médecin n’aligne
Et pendant ce temps, En prison, tu t’ennuies mais t’as l’Wi-Fi
Tu sors sans regret, t’as maté 3 saison d’ta série préférée.
droit à l’exploit”
Les petites reines de wish, qui harcèlent pour l’adrénaline
Jusqu’à pousser des gens dans l’vide avec des mots qu’aucun médecin n’aligne
Et pendant ce temps, En prison, tu t’ennuies mais t’as l’Wi-Fi
Tu sors sans regret, t’as maté trois saisons d’ta séries
Ooooh...
Tout l’monde court, mais personne sait où aller
Tout l’monde parle, mais personne veut s’écouter
On joue la paix, on vend la guerre
On pleure d’fatigue dans des filtres en lumière
Ooooh...
Tout l’monde ment, mais personne veut l’savoir
Tout l’monde brille pendant que l’monde part
On s’aime, on juge, on like, on fuit
Et chaque jour ressemble à une parodie.