[COUPLET 1]
J’étais dans l’blizzard, aucun regard dans l’virage,
Juste un doigt qui m’pointe la gare au milieu du naufrage.
J’ai compris qu’les départs laissent des traces,
Que certains montrent la voie pendant qu’d’autres prennent la place.
C’est un joke d’élite, j’ai le cœur qui en crépite,
Saveur despotique, j’me méfie des belles visites.
J’en ai rien à foutre même s’il portait l’kilt,
J’garde la même conduite.
Sacré numéro, une histoire qui dit tout et qui dit rien,
Chacun son thème, chacun son étrenne, chacun ses doutes, chacun son refrain.
J’préfère les cicatrices aux fausses convictions,
J’ai pris les détours sans chercher la gloire ni l’explication.
[PRÉ-REFRAIN]
Le froid m’a appris c’que racontent les départs,
Les erreurs deviennent des esquisses quand on les regarde plus tard,
Et les cicatrices deviennent des pistes,
Le même outil dans deux destins.
[REFRAIN]
Si tu fais mieux, tant mieux,
Si t’as pas ce que tu veux,
Qu’est-ce que j’y peux ?
On avance comme on peut,
Chacun prend ce qu’il peut,
Si tu fais mieux, tant mieux,
Si t’as pas ce que tu veux,
Qu’est-ce que j’y peux ?
[COUPLET 2]
Chacun sa peine, chacun son chemin,
Ça dépend de quel côté tu t’tiens.
Chacun sa pelle, chacun son butin,
Ça dépend de quel côté tu t’tiens.
J’cherche encore quel sens je peux lui donner,
J’rame à la cuillère, le climat a changé,
Je l’appelle sans promesse, j’admire ses belles prouesses,
Y’a des liens qui disparaissent sans laisser d’adresse.
On peut voir une défaite là où l’autre voit le départ,
Tout dépend de l’endroit où tu poses ton regard.
[PRÉ-PONT]
J’ai découvert l’origami,
J’ai ramassé les morceaux pour voir ce que j’pouvais plier.
[PONT]
D’la barbarie pour braver l’interdit,
Pas un seul faux pli après tout c’gachis,
J’replie les erreurs pour en faire des envies,
Chaque feuille raconte ce que la nuit a détruit.
[REFRAIN]
Si tu fais mieux, tant mieux,
Si t’as pas ce que tu veux,
Qu’est-ce que j’y peux ?
On avance comme on peut,
Chacun prend ce qu’il peut,
Si tu fais mieux, tant mieux,
Si t’as pas ce que tu veux,
Qu’est-ce que j’y peux ?
[COUPLET 3]
Les paris c’est fini, j’ai plus rien à prouver,
À haut débit, en pénurie, j’ai appris à naviguer.
En toute modestie,
J’avance entre les ombres sans chercher l’paradis.
J’ai connu les mains qui prennent, celles qui donnent aussi,
Même terrain, même partie, mais pas l’même défi.
[DERNIER REFRAIN]
Si tu fais mieux, tant mieux,
Si t’as pas ce que tu veux,
Qu’est-ce que j’y peux ?
On avance comme on peut,
Chacun prend ce qu’il peut,
Si tu fais mieux, tant mieux,
Si t’as pas ce que tu veux,
Qu’est-ce que j’y peux ?