J’vois le monde brûler mais personne veut l’admettre
On maquille la misère pour pas salir la fenêtre
Des corps fatigués qui marchent sans destination
Pendant que d’autres jouent avec des milliards en distraction
Y’a des mères qui pleurent dans des cuisines sans lumière
Des gosses qui grandissent avec la peur comme repère
On parle de progrès mais j’vois surtout des chaînes
Des sourires en façade et des regards pleins de haine
Refrain :
Tout est sombre, même la lumière est suspecte
On survit plus qu’on vit, le cœur sous anesthésie complète
J’écris pour ceux qu’on oublie dans le silence
Dans un monde où la douleur devient une évidence
J’vois des hommes tomber pour des billets sans odeur
Des âmes vendues au prix d’un peu de chaleur
Les rêves se noient dans l’alcool et la fumée
On cherche à oublier qu’on est déjà condamnés
Les écrans nous endorment pendant que tout s’effondre
On like des vies parfaites pendant que les nôtres sombrent
La vérité dérange alors on préfère mentir
Mais même dans le silence, j’entends le monde souffrir
Refrain :
Tout est sombre, même la lumière est suspecte
On survit plus qu’on vit, le cœur sous anesthésie complète
J’écris pour ceux qu’on oublie dans le silence
Dans un monde où la douleur devient une évidence
J’ai vu la faim dans les yeux, pas celle qu’on raconte
Celle qui te ronge l’âme et qui te fait perdre honte
J’ai vu des frères s’éteindre pour un futur volé
Et des vies entières réduites à survivre et tomber
Les rues parlent plus vrai que tous leurs discours
Ici la justice change selon ton parcours
On naît pas tous égaux, ça j’l’ai compris trop tôt
Y’en a qui jouent la vie pendant qu’on joue le chaos
Pont :
Y’a plus d’innocence, elle s’est perdue en route
Enterrée sous le bruit, les mensonges et les doutes
On avance sans savoir si demain existe encore
Mais on ferme les yeux pour pas voir le décor
Refrain final :
Tout est sombre, même la lumière est suspecte
On survit plus qu’on vit, le cœur sous anesthésie complète
J’écris pour ceux qu’on oublie dans le silence
Dans un monde où la douleur devient une évidence
Dernier couplet :
J’écris pas pour briller, j’écris pour témoigner
Pour chaque larme cachée que personne veut nommer
Si le monde est malade, alors j’suis le symptôme
Une voix dans la nuit qui refuse d’être fantôme