(Intro — sombre, posé)
Tu t’souviens… ?
Ouais…
On était jeunes… inconscients… dangereux
(Refrain — plus brut)
Tu t’souviens quand on vivait sans règles ?
Nuits blanches, yeux rouges, le cœur en guerre
On voulait tout cramer, rien laisser derrière
Tu t’souviens… ouais… on était faits pour l’enfer
(Couplet 1)
Tu t’souviens d’chez Mehdi, pas d’doute, pas d’détour
On testait direct, même avant l’retour
La tête dans les nuages, les pieds plus sur terre
Le chemin du retour ? J’crois qu’on l’a fait à l’envers
Tu t’souviens d’la beuh d’Akram, trop violente pour nos crânes
Ta mère m’fout dehors, moi j’plane encore dans l’espace
J’vois flou mais j’rigole, inconscient jusqu’au bout
Même viré d’chez toi, j’étais encore avec vous
Tu t’souviens la glace, le jumpstyle débile
J’me fracasse au sol, scène presque hostile
Le sol m’attrape sec, comme un rappel à la loi
Mais on s’relève en riant, parce que c’était nous ça
(Refrain — plus brut)
Tu t’souviens quand on vivait sans règles ?
Nuits blanches, yeux rouges, le cœur en guerre
On voulait tout cramer, rien laisser derrière
Tu t’souviens… ouais… on était faits pour l’enfer
(Couplet 2)
Tu t’souviens du pont, glissade avec le 50
La chute te fauche net, la vie t’met un signe
Fin du foot, mais pas fin d’la bataille
On change d’arène, mais on garde la dalle
Tu t’souviens d’la soirée, la com de pauvre
Rien dans les poches mais l’énergie des autres
On faisait du bruit comme si on valait de l’or
Alors qu’on avait rien… mais putain on était forts
Freestyles dans la chambre, enfermés pour écrire
Chaque phase une claque, chaque rime un délire
Blairwitch dans la tête, 2comme3 dans l’âme
6comme2 gravé, on posait nos flammes
(Pont — montée)
Tu t’souviens Bercy, la foule en furie
“C’est ça qu’il vous faut ?” — phrase gravée à vie
On a compris c’soir-là qu’on voulait plus qu’vivre
On voulait marquer, laisser une cible
(Refrain — plus brut)
Tu t’souviens quand on vivait sans règles ?
Nuits blanches, yeux rouges, le cœur en guerre
On voulait tout cramer, rien laisser derrière
Tu t’souviens… ouais… on était faits pour l’enfer
(Couplet 3)
Tu t’souviens Bonneval, mode lapin albinos
Regards éclatés, soirées sous hypnose
On flirtait avec l’vide sans jamais tomber
Ou peut-être qu’on tombait… mais ensemble, à côté
Mythos à moitié HS, corps en pause
À mi-temps paralysé mais toujours dans la cause
Des scènes irréelles, des rires incontrôlés
C’était l’chaos total… mais jamais calculé
Les clips à 2h dans Châtillon la nuit
Avec Suzon, zéro moyens mais plein d’vie
On tournait nos rêves dans l’froid et l’brouillard
Chaque plan une preuve qu’on voulait y croire
(Outro — plus grave, plus sincère)
Tu t’souviens… y’a des choses que personne captera
Nos doigts qui bougent… ça s’explique même pas
Ça partira avec nous, enterré dans nos têtes
Comme nos années sales… comme nos victoires secrètes
Tu t’souviens… ?
Parce que nous… on n’oublie pas
Jamais