

Prompt / Lyrics
(Intro — Spoken Word, chuchoté) (Flow ternaire lent et grave) Je regarde l’Histoire, j’entends le même pas. 1-2-3… conquérir / 1-2-3… bénir / 1-2-3… mentir. Les siècles changent de costume, pas de pulsion. (Couplet 1 — narratif, lourd) Avant les écrans plats, c’était des croix dans la glaise, Des empires en encens, des prières en braise. Rome disait “ordre”, et brûlait des maisons, Aujourd’hui on dit “stabilité”, on signe des prisons. Rois sur des greniers, peuples sur des noyaux d’os, Famine en bas, festin en haut, même **hiérarchie vorace**. Hier des chaînes aux poignets, métal, bruit, violence, Aujourd’hui des dettes, des papiers, la **dépendance silencieuse**. On a bâti des pyramides sur des dos désossés, On érige des gratte-ciels sur des rêves déposés. Même sueur, même slogan : “travaille, demain t’es libre”, (Refrain — hymne, adressé au monde) (En détachant chaque syllabe) Lourd-est-le / cœur-du-monde / quand-il-compte. Lourd-est-le / prix-des-vies / quand-on-compte. On dit “plus-jamais”… puis on répète, on compte. Moi j’te vois, humanité : tu te vends, tu te racontes. (Couplet 2 — métaphorique / technique) Ils ont vendu des continents comme des cartes froissées, Colonies, pillages, génocides bien classés. On change les mots : l’esclave devient “ressource”, Le fouet devient “contrat”, la cage devient “bourse”. On trie par sang, par drapeau, par accent, par quartier, Maintenant c’est passeport, code postal, réseau filtré. Le racisme s’est **civilisé**… masque **administratif**, Il dit “je fais mon tri” comme un geste “objectif”. Les famines d’hier venaient du ciel et des hivers, Celles d’aujourd’hui : décisions, signatures, frontières. Assez de blé pour nourrir la planète entière, Pas assez de conscience dans nos paniers de lumière. (Pont — climax lent) (Chuchoté, puis grave) Hiroshima… Rwanda… Vietnam… Même cri suspendu, même silence après la flamme. Guerre d’hier : canon, boue, front… Guerre d’aujourd’hui : salons, On n’envahit plus… on verrouille, on sanctionne, on affame en col blanc. On brûlait des sorcières pour calmer la peur du village, Aujourd’hui on brûle des peuples pour calmer la peur du partage. Même réflexe primitif sous une couche rationnelle, Tuer pour se croire éternel… dans une vitrine artificielle. (Couplet 3 — résolution, miroir) Et moi, j’suis pas au-dessus : j’suis dedans, j’suis complice, Quand je scrolle, quand j’oublie, quand je ferme les indices. Quand j’achète du confort sans regarder qui le paie, Quand je me dis “c’est loin”, pendant qu’un enfant se tait. Ce monde est malade, mais refuse le diagnostic, Parce que le cancer rapporte plus que le pronostic. Le pouvoir traverse les siècles sans perdre d’amis, Les noms changent, les trônes aussi… mais la faim reste ici. Alors j’pose une valse lente sur nos réflexes anciens : 1-2-3… écouter / 1-2-3… partager / 1-2-3… tenir. Pas sauver le monde seul — juste refuser d’applaudir. (Outro — spoken, souffle) Si la barbarie est connectée, qu’on connecte la dignité.
Tags
Emotional rap and hip-hop with reggae roots, acoustic guitar, orchestral strings, violin, saxophone, male vocals deep
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12/22/2025