

Prompt / Lyrics
Y’a des histoires qui se racontent pas avec des dates. Elles se portent. La mienne commence pas par un cri, mais par le fait de rester. Thomas, t’es né dans un monde déjà fissuré, et j’me suis levé sans armure pour t’y protéger. T’as grandi sensible à ce qui t’entoure, à capter l’ambiance, les regards, les silences. Humain avant tout, loyal dans tes attaches, tu donnes vrai, sans calcul, sans façade. J’ai quitté des villes, des certitudes, des sommeils complets, pas pour être vu, pour être là quand tout pliait. J’ai bâti des jours avec des nuits trop courtes, des tables pleines malgré des forces dissoutes. Quand le travail m’éloignait de toi physiquement, chaque pas que j’faisais, c’était pour toi, indirectement. J’ai élevé des enfants sans diviser les rôles, parce qu’un cœur droit n’isole pas, il englobe. Et même quand on m’a tenu loin de toi, j’étais là, même absent, même sans droit Onze ans à marcher sur un sol instable, à parler doucement pour rester capable. Plus je donnais pour nourrir la maison, plus je disparaissais dans les angles morts du salon. Thomas, j’ai appris ton langage sans traduction. T’avais les mots, mais pas les sous-titres. Des phrases venues d’ailleurs, riches, complexes, vivantes. Curieux de tout, tu explores la technologie comme d’autres lisent le monde. Jeux vidéo, écrans, systèmes, tu comprends vite, tu relies, tu observes. T’aimes l’anglais, les sons, les expressions, les passerelles entre les cultures. T’aimes le basketball, le mouvement, l’élan, l’esprit d’équipe. T’es aimable, gentil, généreux, tu donnes même quand t’as douté. Naïf parfois, mais heureux, et ça, c’est une force rare. Alors j’ai pas corrigé ta façon d’être. J’ai changé la mienne. Y’a un moment où rester devient un combat. Où parler devient piège. Où le silence pèse trop bas. Y’a eu des mois où tu marchais comme un funambule, fil tendu dans la poitrine, chaque pas fragile. J’ai fermé la porte, j’ai coupé le bruit, j’ai parlé vrai. T’as vidé l’intérieur, même ce qui sortait pas droit. Quand je suis sorti, silence. Le fil avait disparu. Depuis t’avances sans balancier. Les peurs ont rangé leurs outils. J’ai pas crié victoire. J’ai constaté. Puis le temps a parlé quand les cris ont menti. Et t’as fait un pas vers moi, librement, sans bruit. Quand t’es arrivé, t’es jamais reparti. Le chaos s’est arrêté là où t’as dormi. Le 25 novembre, la loi a confirmé ce que le cœur savait déjà depuis des années. Aujourd’hui t’avances, curieux, droit, sensible et loyal. Tu respectes, tu observes, tu apprends sans écraser personne. Tu poses des questions là où d’autres imposent des réponses. Tu fais attention aux autres, même quand personne regarde. Tu prends le temps, tu réfléchis, tu choisis avec ton cœur. Garde cette façon d’être, elle te mènera loin, même lentement. Reste fidèle à ce que tu ressens, à ce que tu comprends. Le monde peut être dur, mais il a besoin de gens comme toi. Continue d’être toi! Le monde s’ajustera!! D'un homme fier d'être ton papa
Tags
male, rap, hip hop, acoustic guitar, bass, piano, violon, dad to his kid, real love, confident, percussion, back vocals
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12/21/2025