J’suis né dans la bagarre, mes poings comme héritage,
Chaque jour un combat, chaque rue un carnage.
Zack Lee le voyou, dans les couloirs j’fais la loi,
Un sourire de brute, tout l’monde s’écarte devant moi.
À l’époque j’pouvais pas voir qu’j’étais qu’un gamin brisé,
Que ma rage servait juste à cacher mes plaies.
J’faisais trembler les faibles, j’prenais goût au respect,
Mais j’étais prisonnier d’un rôle que j’savais pas quitter.
Mira, t’étais l’étoile qui brillait dans ma nuit,
Toi seule t’as cru en moi, même quand j’foutais tout en ruine.
Ton regard m’a calmé, m’a forcé à réfléchir,
Tu m’as montré qu’un homme peut grandir, peut guérir.
J’me suis relevé du bitume, j’ai troqué la rue pour l’ring,
J’ai appris la patience, j’ai appris à tenir.
Mes poings parlent encore, mais plus pour détruire,
Chaque coup que j’place, c’est mes démons que j’expire.
J’ai cogné Daniel, j’ai cru qu’j’étais invincible,
Mais derrière son regard, j’ai vu un vrai disciple.
Pas d’arrogance, juste un cœur incassable,
Et j’ai compris ce jour-là qu’la force, c’est variable.
Moi c’était l’égo, lui c’était la foi,
Deux chemins différents, mais au fond… un miroir.
Car si j’frappais pour dominer, lui frappait pour survivre,
Et j’ai juré d’changer, d’arrêter d’être un fauve ivre.
Zack le boxeur, la sueur comme alliée,
J’fais danser mes poings, j’fais chanter l’adversité.
Crochet, uppercut, esquive synchronisée,
Mon style c’est ma rédemption, ma vérité.
Mais faut pas croire qu’j’suis devenu un saint,
Le passé colle à la peau, j’le sens dans mes mains.
Les cicatrices restent, mes regrets aussi,
Chaque combat m’rappelle l’ado que j’étais, celui qu’on fuit.
Et j’me bats contre moi, plus que contre les autres,
Un duel intérieur, un démon qui m’dévore.
Mais j’lève les yeux, j’pense à ceux que j’protège,
Mira, mes potes, et mon honneur en siège.
J’suis plus l’Zack qui détruit sans penser,
J’suis l’Zack qui construit, qui apprend à aimer.
Mais retiens bien une chose si tu viens tester,
Un boxeur repenti, ça peut toujours cogner.
Yo, la rue m’a fait roi, mais l’amour m’a rendu homme,
Chaque cicatrice est un chapitre dans mon tome.
De voyou à combattant, j’trace ma trajectoire,
Et tant qu’j’ai la force… j’vais écrire mon histoire.