Couplet 1
La ville dort, un verre s’éteint sur la table,
Les vieilles rues portent nos pas comme des fables.
Je garde une lampe, tu gardes un manteau,
Nous avons laissé nos échos sur le seuil du temps.
Refrain
Et je te bénis d’avoir fui l’orage,
Je te bénis d’avoir fermé la page.
Pas de colère dans la bouche qui chante,
Juste un souffle qui reprend, lentement.
Couplet 2
Il y avait des promesses brodées de nuit,
Des cartes pliées, des printemps sans bruit.
On a dansé sur des phrases incomplètes,
Apprenant à laisser partir ce qui s’arrête.
Refrain
Et je te bénis d’avoir fui l’orage,
Je te bénis d’avoir fermé la page.
Pas de haine dans la main qui salue,
Juste la route qui reprend, et qui s’épure.
Pont
J’allume une cigarette, j’écoute les cloches,
Le monde tourne, fragile, sans reproche.
Sous la lune un vieux miroir me dit:
« Aimé, perdu, c’est la loi de la nuit. »
Couplet 3
Rien n’est brisé, seulement transformé,
Les cœurs pliés comme des lettres à plier.
On part chacun avec nos fragments de ciel,
On apprend la langue tranquille du sel.
Refrain (légèrement modifié)
Et je te bénis d’avoir fui l’orage,
Je te bénis d’avoir refermé l’ouvrage.
Pas d’amertume dans le vin qui passe,
Juste la foi simple d’un pas qui trace.
Coda
Si nos routes se croisent au tournant d’un matin,
Je dirai bonjour, je dirai merci, rien de plus, rien.
Car tomber nous a appris la hauteur,
Et se relever devient une prière de douceur.
[Male Vocal]
[Male Vocal]