Couplet 1
Le seizième novembre a fermé la porte,
Une date qui sourit comme un vieux tambour.
Quatre mois, trois départs — un rire qui mord,
Et toi, toujours prête à couper l’amour.
Refrain
Mais je ne garde pas de couteau dans la main,
Je n’ai que des mots qui apprennent à tenir.
Merci d’avoir fait sonner le médecin,
Merci d’avoir laissé la lumière venir.
Inch’Allah, je marchе, je respire.
Couplet 2
Tu disais vouloir — et le verbe faisait naufrage,
Un geste maladroit, un poème mal rangé.
Je t’ai prêté des châteaux, tu avais d’autres plages,
Je croyais aux clés, tu n’avais que l’envie d’essayer.
Refrain
Mais je ne garde pas de couteau dans la main,
Je n’ai que des mots qui apprennent à tenir.
Merci d’avoir fait sonner le médecin,
Merci d’avoir laissé la lumière venir.
Inch’Allah, je marchе, je respire.
Pont (parlé / chanté bas)
Il y a des funambules avec des blessures au vent,
Des voix qui promettent et qui s'effacent.
Si l’on tombe, que ce soit pour apprendre l’ouvrage :
Se relever avec les poings ouverts, pas la menace.
Couplet 3
J’ai fermé des livres, perdu des titres et des jours,
Mais la nuit a un bras qui sait retenir.
Tu m’as fait aimer comme on aime un dernier discours,
Tu m’as brisé — et m’as appris à devenir.
Refrain (variante douce)
Je ne veux pas de vengeance sur ta table,
Je veux un peu de paix pour recomposer.
Merci d’avoir su appeler quand j’étais instable,
Merci de m’avoir appris à me reposer.
Inch’Allah, je sais me relever.
Coda
Je te souhaite des clés, pas seulement l’envie,
Des saisons qui t’aiment, un port et une mer.
Et si nos routes se croisent — sans drame, sans cri —
Que nos mains soient claires, que nos pas soient sincères.
[Male Vocal]