Couplet 1
On vacille entre le « On ne vit qu'une fois » et nos promesses de changement,
En prônant une planète qui ne souffre plus... mais sans bouger d'un cran.
On minimise nos actes à l'échelle humaine,
En pointant du doigt les grands destructeurs... qu'on engraisse sans gêne.
À qui la faute ?
Il n'y a pas d'offre s'il n'y a pas de demande, c'est le piège.
On critique les Trente Glorieuses comme déclenchement du néfaste,
Même la peau du voisin nous prend un peu trop de place.
On a l'audace des grandes bouches réclamant la fleur au fusil,
Une colère facile et le geste paresseux... puis on dira qu'on est maudits.
Refrain
On ferait mieux de taire nos belles phrases bien faites,
Pour une fois , ce serait d'assumer qu'on est tous au fond du gouffre qui nous guette.
Au lieu d'accuser les autres et de traiter nos erreurs à l'échelle humaine,
C'est nous les petits voyous qui remettons toute la faute sur ce qui nous gangrène.
On a vendu notre avenir pour un confort dérisoire,
Puis accusé le système pour blanchir notre histoire,
Nous petits vauriens , je nous verrai bien prendre un selfie avec un costume de bagnard !
Couplet 2
On cherche les questions sans réponse,
On débat des privilèges sur nos petits trônes dorés.
On sait très bien que personne n'ira sur le banc des accusés.
Dans le fond, la vraie cellule n'est pas en mètres carrés :
Ouvrez les yeux, c'est toute la planète qui s'est fait coffrer !
Tu cries au drame écologique, la gueule au climatiseur !
Fallait te réveiller avant de financer ta propre erreur.
On se sent meilleurs que les autres parce qu'on trie nos cartons…
Commandés la veille à l'autre bout du monde.
Tu parles d'un geste... Moi j'y vois juste de l'hypocrisie qui se traîne !
Qu'est-ce qu'on possède encore qui n'est pas condamné à la benne ?
Refrain
On ferait mieux de taire nos belles phrases bien faites,
Pour une fois , ce serait d'assumer qu'on est tous au fond du gouffre qui nous guette
Au lieu d'accuser les autres et de traiter nos erreurs à l'échelle humaine,
C'est nous les petits voyous qui remettons toute la faute sur le système qui nous enchaîne.
On a vendu notre avenir pour un confort dérisoire,
Puis accusé le système pour blanchir notre histoire,
Nous qui méritons tous une tenue de bagnard !
Outro / Pont final
Pleurer sur le feu en continuant à jeter de l'essence, c'est la seule logique qu'on a gardée.
On chuchote « aux armes citoyens », la rage aveugle et le nombril trop gâté.
On sait ce qu'on laisse aux enfants, pas besoin de se voiler la face , il faut assumer.
De toute façon, ils nous traiteront de dégueulasses — et on l'aura mérité.
Parce que c'est eux qui vont payer la facture... et elle est déjà bien salée