[Intro]
[Piano de cristal minimaliste]
[Nappe de violons éthérés qui monte en volume]
[Sample d'opéra lointain, comme un souvenir]
[Couplet 1]
[Voix très claire, intime, souffle court, urgence douce]
Autour, ils me fixent, ils guettent le moindre de mes aveux.
Ils traquent le souffle, l'instant de fêlure où je plierai devant eux.
Ma chair est un langage que leurs regards ne peuvent pas déchiffrer.
Une syntaxe de l’ombre qu’ils ne pourront jamais étouffer.
Je cogne le sol avec force jusqu’à ce qu’il se souvienne de moi,
Je laisse mon corps hurler ce que ma bouche garde en effroi.
Je redresse mon âme, cette lumière qui refuse la fuite.
Elle est la seule étoile qui ne doit rien à la nuit.
[Refrain]
[Explosion orchestrale, majestueux, voix puissante et pure]
Regarde, on est des milliers de bizarres, des millions d’exceptionnels.
À dessiner des arcs-en-ciel au charbon sur des murs éternels.
On est des chefs-d’œuvre bruts en pleine détonation.
La pièce qui fait dérailler leur machine à illusions.
[Couplet 2]
[Rythmique incisive, flow plus rapide, assurance totale]
J'assume cette épine, ce piquant qui m'empêche d'être saisie.
Je n’entre pas dans leurs cases, le béton a déjà durci.
Ma singularité est une forteresse érigée sur leurs sarcasmes.
Chaque mot que je sculpte déclenche chez les médiocres un spasme.
Dissèque mon arrogance, fouille sous l'écorce et la peau.
Tu n’y trouveras que la bravoure et la puissance de mes mots.
[Pont]
[Crescendo dramatique, les cordes se tendent, retrait du beat]
Je méprise l’uniformité, cette camisole pour esprits atrophiés.
Je sculpte ma stature dans le marbre des rêves sacrifiés.
La seule qui ose encore marcher quand tout le monde rampe à terre.
C'est moi, l'anomalie assumée, qui déchire leur misère austère.
[Refrain Final]
[Apothéose symphonique, mélange de force et de pureté céleste]
Regarde, on est des milliers de bizarres, des millions d’exceptionnels.
À dessiner des arcs-en-ciel au charbon sur des murs éternels.
On est des chefs-d’œuvre bruts en pleine détonation.
La pièce qui fait dérailler leur machine à illusions.
[Outro]
[Musique s'arrête net, piano seul, voix éthérée presque chuchotée]
Je ne parle plus de survivre au regard des autres autour.
Je parle de les éblouir jusqu’à ce qu’ils ferment les yeux.
Dissèque mon arrogance, tu n’y trouveras que des sédiments de bravoure.
Dans le vacarme du monde, le seul silence qui s'entend, c’est je... toujours
[Fin nette]
[Silence absolu]