(Intro musicale)
(Couplet 1)
Depuis trente ans devant les violons,
Je dirige les mêmes partitions,
Beethoven, Brahms et puis Chopin,
Toujours les mêmes refrains.
Les altos me regardent surpris,
Quand je leur dis ce vendredi :
« Mes amis, ce soir je déclare la guerre,
Aux perruques et aux airs sévères ! »
(Refrain)
J'en ai marre de Mozart,
Des symphonies qui vont quelque part,
Je veux du disco sous les lustres dorés,
Faire danser les violons fatigués.
Je veux de la techno dans l'opéra,
Des basses qui font trembler les bras,
Du reggae, du funky, de la pop à gogo,
Et faire swinguer tout l'orchestre illico !
(Couplet 2)
Le premier violon a pâli soudain,
Le hautbois a lâché son archet des mains,
Le timbalier a crié : « Quel malheur ! »
Mais j'avais déjà changé de couleur.
J'ai mis une boule à facettes géante,
Dans la salle élégante,
Et les contrebasses en cadence
Ont découvert la danse.
(Refrain)
J'en ai marre de Mozart,
Des symphonies qui vont quelque part,
Je veux du disco sous les lustres dorés,
Faire danser les violons fatigués.
Je veux de la techno dans l'opéra,
Des basses qui font trembler les bras,
Du reggae, du funky, de la pop à gogo,
Et faire swinguer tout l'orchestre illico !
(Break musical)
(Pont)
Les flûtes jouent du reggae jamaïcain,
Les cors français deviennent américains,
Les violoncelles font du funk endiablé,
Et les trompettes veulent tout casser.
Le public d'abord a protesté,
Puis tout le monde s'est mis à chanter,
Les grands bourgeois et les étudiants,
Dansaient ensemble en riant.
(Dernier refrain)
J'en ai marre de Mozart,
Même si c'est un génie quelque part,
Ce soir les symphonies quittent leur château,
Pour rejoindre la fête et le tempo.
Du disco, de la techno, du reggae en fusion,
De la pop et du funk à profusion,
Et l'orchestre entier sous les projecteurs,
A retrouvé le bonheur !
(Final)
Le chef a rangé sa baguette un instant,
Puis a lancé joyeusement :
« Bach et Vivaldi, ne soyez pas jaloux,
Ce soir, c'est la piste de danse qui joue ! »