[Chanson de bistrot – tempo lent et chaleureux, valse à 3 temps, accordéon et cuivre doux]
[Couplet 1]
Il rentre tard, le dos un peu cassé,
Ses mains sentent encore le pain et la suie.
Dans le couloir, y a des bottes renversées,
Et des rires d’enfants qui chassent la pluie.
[Pré-refrain]
Il pose sa veste, soupire un peu,
Regarde la table, les verres, le feu.
Y a du monde, y a de la vie,
Et son cœur s’éveille aussi.
[Refrain]
Ce soir, tout s’efface, même la fatigue,
Les heures perdues, les matins tragiques.
Y a leurs yeux qui brillent sous la lumière,
Et la vie qui reprend, simple et fière.
[Couplet 2]
Sa belle rit, les joues rouges de vin,
La nappe tache un peu, mais qu’importe.
Il se dit qu’au fond, c’est ça le destin,
Trouver la paix au seuil de sa porte.
[Pré-refrain]
Il lève son verre sans trop parler,
L’amour parfois, faut pas l’expliquer.
Y a du pain, du feu, des chansons,
Et le monde semble à raison.
[Refrain]
Ce soir, tout s’efface, même la fatigue,
Les mois passés, les jours tragiques.
Y a leurs rires qui font fondre l’hiver,
Et la vie qui reprend, simple et claire.
[Pont (instrumental – fanfare douce et accordéon)]
Un cuivre murmure, une flamme danse,
Dans les yeux des gosses, l’espérance.
Dehors, le froid, dedans, le cœur,
Et tout devient chaleur.
[Dernier refrain (plus lent)]
Ce soir, tout s’efface, même la peine,
Le monde tourne, et tout s’enchaîne.
Y a leurs sourires, leurs mains légères,
Et la vie, enfin, sincère.