(Couplet 1)
J’l’ai vue dans un rêve, ou peut-être dans une faille,
Son cœur parlait d’paix, mais ses yeux criaient bataille.
On s’est aimés sans mots, juste des gestes qui saignent,
L’amour rend pas meilleur, frère, il rend vrai ce qu’on craigne.
J’voulais l’ciel, elle voulait l’terre,
On s’est perdus entre deux prières.
J’ai cru qu’aimer, c’était donner sans calcul,
Mais quand t’te donnes trop, t’finis seul sur ton recul.
(Pré-refrain)
Elle m’disait : “L’amour c’est beau”,
J’lui répondais : “C’est dangereux.”
J’ai vu des cœurs brûler pour moins,
Le mien est resté silencieux.
(Refrain)
L’amour, c’est pas rose, c’est gris, c’est vrai,
C’est l’miroir de c’que t’fuis, c’est toi, sans effet.
J’parle d’âmes, pas de corps,
On s’aime, on s’détruit, on s’dort.
L’amour, c’est doux quand ça tue lentement,
C’est l’seul mensonge qu’on vit vraiment.
(Couplet 2)
J’fais plus confiance à Cupidon, il tire sans viser,
Ses flèches font saigner ceux qu’ont appris à penser.
On s’aimait comme deux gosses, sans manuel, sans loi,
Mais l’temps passe et t’enseignes : l’amour c’est pas pour toi.
C’est pas du Netflix, c’est du Nietzsche dans l’cœur,
Un combat d’ombres, une danse avec la peur.
On cherche l’âme sœur, mais on fuit la blessure,
On s’aime dans la nuit, on s’oublie au futur.
(Pré-refrain)
Elle m’disait : “Fais-moi confiance”,
J’lui répondais : “J’me mens déjà.”
L’amour m’a appris l’absence,
Et le vide m’sert de bras.
(Refrain)
L’amour, c’est pas rose, c’est gris, c’est vrai,
C’est l’miroir de c’que t’fuis, c’est toi, sans effet.
J’parle d’âmes, pas de corps,
On s’aime, on s’détruit, on s’dort.
L’amour, c’est doux quand ça tue lentement,
C’est l’seul mensonge qu’on vit vraiment.
(Outro)
J’préfère l’amour quand il s’taie,
Quand il t’fait réfléchir, pas rêver.
Car même l’éternel s’consume,
Sous la pluie, sous la plume.
On s’aime comme on s’fuit,
On s’perd pour s’trouver,
Et si aimer, c’est mourir un peu,
J’crois qu’j’suis prêt à crever.