(Couplet 1)
J’suis née dans un monde bruyant, trop grand pour moi,
Entre les cris et les absents, j’comprenais pas pourquoi.
Petite lumière dans un ciel gris,
J’attendais qu’un jour, on m’prenne dans la vie.
Puis j’ai connu leurs bras, leur maison, leur douceur,
Cette première famille, j’la garde dans mon cœur.
C’était pas le sang, mais c’était l’amour,
C’était les rires, les repas, les “bonjour”.
(Pré-refrain)
J’croyais qu’le bonheur restait pour toujours,
Mais les beaux jours n’ont pas fait long séjour.
Un papier, une décision,
Et tout s’écroule sans raison.
(Refrain)
Pourquoi on m’a arrachée à mon repère,
À ceux qui savaient calmer mes colères ?
Ils m’ont dit “c’est mieux comme ça”,
Mais c’était faux, j’le savais déjà.
Dans la deuxième maison, j’ai eu froid,
Des regards sans chaleur, sans foi.
J’me suis sentie disparaître lentement,
Comme un souvenir qu’on efface en pleurant.
(Couplet 2)
J’me rappelle leurs bras, leur voix douce le soir,
Les “ça va ma belle ?” remplis d’espoir.
Puis le silence, puis l’absence,
Un trou noir à la place d’une présence.
La nouvelle famille, c’était pas pareil,
Des mots durs, des sourires en veille.
J’ai cherché l’amour dans leurs yeux fermés,
Mais tout c’que j’ai trouvé, c’est la vérité :
(Pré-refrain)
On peut vivre entouré, mais seul quand même,
On peut sourire, sans qu’on t’aime.
J’me suis tue pour pas déplaire,
Mais au fond, j’criais ma misère.
(Refrain)
Pourquoi on m’a arrachée à mon repère,
À ceux qui savaient calmer mes colères ?
Ils m’ont dit “c’est mieux comme ça”,
Mais c’était faux, j’le savais déjà.
Dans la deuxième maison, j’ai eu froid,
Des regards sans chaleur, sans foi.
J’me suis sentie disparaître lentement,
Comme un souvenir qu’on efface en pleurant.
(Pont – plein d’émotion)
J’ai grandi avec des trous dans le cœur,
Avec la peur d’retrouver le bonheur.
J’me dis parfois qu’le monde m’a volée,
Mais j’me battrai pour pas oublier…
Ce qu’était l’amour, le vrai, le pur,
Celui d’ma première aventure.
(Dernier refrain)
Mon repère, si tu m’entends,
J’t’écris ces mots en tremblant.
Merci pour tout, pour chaque instant,
Vous étiez ma famille, vraiment.
Et même si la vie m’a fait partir,
J’porterai vos visages pour guérir.
Dans mon cœur, à jamais,
C’est là que vous resterez. 💔
(Outro – voix douce, presque chuchotée)
On m’a changée d’toit, pas d’histoire,
J’vous garde dans ma mémoire.
Et même sans vous, j’continue d’croire,
Qu’un jour, j’aurai à nouveau,
Un vrai "chez-moi" ... quelques parts