> Le jour se laisse, la vie reprend.
Faut remplir la gamelle, mais tout en souriant.
Les proches appellent, pour prendre des nouvelles.
Mon sourire, l'amour, rien ne se fait comme avant.
La nuit traîne encore, collée à mes pensées,
Ses ombres murmurent ce que je veux oublier.
Je marche, sans foi, juste pour avancer,
Le cœur en poussière, l’âme prête à céder.
Les voix autour sonnent comme des coups,
Des mots vides qui tombent et s’écrasent à mes pieds.
Ils croient que je tiens, que je reste debout,
Mais chaque pas me coûte un morceau de vérité.
Et quand revient le soir, il m’arrache le peu
De force qui restait accroché à mes yeux.
Le monde continue… moi, je glisse dedans,
Invisible, brisé, avalé par le vent.