[Verse 1]
Dans la chambre close, la cire a fondu
Sous ses doigts fermés sur le matin
Le papier tremble, l’encre continue
Comme un fleuve noir dans ses deux mains
Le monde est loin, mais la tête écoute
Un pas de tonnerre au fond du sang
Il cherche une porte au milieu du doute
Et la trouve en frappant l’instant
[Pré-Chorus]
Plus fort, plus haut
Jusqu’au bord du ciel
Plus fort, plus beau
Même seul, même réel
[Chorus]
Beethoven, lève-toi
Fais parler le bois
Beethoven, joue pour moi
Jusqu’au cœur des toits
Beethoven, lève-toi
Que la nuit s’en va
Beethoven, joue pour moi
Et le monde tiendra
[Verse 2]
Il entend des foules derrière le silence
Des bals, des marches, des portes qui s’ouvrent
Mais son vieux combat, c’est la dissonance
Qui mord la pierre et jamais ne s’assouplit
Il donne au chagrin des habits de fête
Au vide des ailes, au chaos du feu
Et dans chaque note, il remet la tempête
Debout, droite, au bord de ses aveux
[Pré-Chorus]
Plus loin, plus dense
Que le fer et l’orage
Plus loin, plus clair
Que la peur de son âge
[Chorus]
Beethoven, lève-toi
Fais parler le bois
Beethoven, joue pour moi
Jusqu’au cœur des toits
Beethoven, lève-toi
Que la nuit s’en va
Beethoven, joue pour moi
Et le monde tiendra
[Bridge]
Quand tout se brise, il reste la ligne
Une seule note au milieu des murs
Quand tout se tait, sa colère signe
Un avenir nu, mais tenace et sûr
Alors la salle devient un navire
Les archets fouillent l’air comme un vent
Et son nom s’élargit jusqu’à écrire
Une lumière au front des vivants
[Chorus]
Beethoven, lève-toi
Fais parler le bois
Beethoven, joue pour moi
Jusqu’au cœur des toits
Beethoven, lève-toi
Que la nuit s’en va
Beethoven, joue pour moi
Et le monde tiendra
[Outro]
Dans l’or des cuivres, dans la peau des cordes
Il laisse un feu que le temps n’éteint pas
Et dans le silence où tout se raccorde
On entend son pas encore, là-bas