Couplet 1
Deux jours avant mon anniversaire,
On craignait déjà que tu partes.
On retenait l’espoir en arrière,
Sans voir que la vie jouait ses cartes.
Puis ce matin de décembre,
Le 17 s’est figé dans ma chambre,
Jour de ma fête devenu le jour
Où ton cœur n’a plus fait son détour.
Pré-refrain
Papa m’appelle pour rentrer,
Je croyais qu’il fallait juste t’aider
À retourner à l’hôpital…
J’pensais pas que c’était fatal.
Refrain
Et j’ai marché dans la rue
Quand j’ai appris que t’étais plus.
Le monde s’est brisé d’un seul cri,
La vie s’est arrêtée, j’me suis détruit.
Ma cigarette encore allumée,
J’l’ai écrasée dans ma paume blessée.
Et depuis ce jour je me traîne
Le regret de pas t’avoir dit : Je t’aime.
Couplet 2
Ce jour-là, on m’a interdit d’venir,
« Pas aujourd’hui », c’est tout ce qu’on a su dire.
Alors j’suis resté loin sans comprendre,
Pensant qu’le lendemain pourrait tout reprendre.
Mais pendant qu’on me fermait la porte,
Ton souffle, lui, quittait la cohorte.
Et sur ma fête, ton silence est tombé,
Un cadeau triste que j’pouvais pas refuser.
Pré-refrain
J’aurais voulu tenir ta main,
Garder le temps, changer le destin,
Te dire c’que j’ai gardé dans la gorge…
Un “je t’aime” qui brûle encore.
Refrain
Et j’ai marché dans la rue
Quand j’ai appris que t’étais plus.
Le monde s’est brisé d’un seul cri,
La vie s’est arrêtée, j’me suis détruit.
Ma cigarette encore allumée,
J’l’ai écrasée dans ma paume blessée.
Et depuis ce jour je me traîne
Le regret de pas t’avoir dit : Je t’aime.
Pont (nouvelle partie avec ton cadeau)
Et j’ai gardé ton dernier cadeau,
Une chaîne hi-fi, un morceau de peau.
Chaque musique fait battre ton nom,
Comme si tu restais dans la maison.
J’allume le bouton, j’entends ta voix,
Même si t’es parti loin de moi.
Ce présent que t’as laissé derrière
Garde ton souffle dans ma lumière.
Dernier Refrain
J’ai marché dans la rue
Quand j’ai su que t’étais plus.
Mais aujourd’hui quand j’pense à toi,
C’est ton sourire qui revient vers moi.
J’garde ta voix dans la mienne,
Et même si le passé m’entraîne,
Ces mots que j’ai pas dits, maintenant je les sème :
Grand-père… je t’aime.