[Marionnettes en Play Back]
[Couplet 1] [voice male, bpm 130 énervé]
Ils montent sur scène en criant au génie,
Voix passée à la machine, maquillée à l’infini
Auto-Tune comme béquille, vérité sous silicone,
Ça chante faux sans le câble, mais ça se dit icône
Paroles louées à l’heure, musique sous-traitée,
Un ghost derrière le rideau pendant qu’ils font semblant d’aimer
Micro allumé, âme éteinte, sourire calibré,
Le public crie “artiste”, moi j’entends “copié-collé”.
[Pré-Refrain]
Ils pleurent sur l’IA comme si c’était le crime,
Mais ça fait dix ans qu’ils trichent avec la rime
Ils accusent le miroir quand il montre la vérité,
Normal que ça dérange quand le masque est tombé.
[Refrain][plus douce voice female]
Marionnettes en play back, fils bien attachés,
Un nez qui s’allonge à chaque note trafiquée
Pinocchio sur la scène, mais personne n’ose voir,
Que sans la machine… il reste plus rien à croire
Marionnettes en play back, applaudis dans le noir,
Les fans ferment les yeux, de peur de se voir
Ils chantent pas, ils posent, ils vendent une image creuse,
Mais l’art, le vrai, il saigne — il est dangereux.
[Couplet 2][voice male, bpm 130 énerver ]
Ils disent “c’est moderne”, “faut vivre avec son temps”,
Mais le talent, lui, a pas besoin d’assistant
Ils hurlent au vol dès que quelqu’un crée sans chaîne,
Drôle de peur pour des gens qui n’ont jamais tenu leur peine
Ils n’écrivent rien, ne composent rien, ne portent rien,
À part des vêtements trop chers et des discours trop pleins
Quand la scène s’éteint, quand la prise est coupée,
Reste un silence gênant… et la vérité.
[Pré-Refrain]
Ils crient “l’IA nous tue”, la voix tremblante et fière,
Mais sans logiciel, ils n’ont jamais su le faire
Ils protègent leur façade comme un château de verre,
Normal d’avoir peur quand le public commence à voir clair.
[Refrain][plus doux voice female]
Marionnettes en play back, fils bien attachés,
Un nez qui s’allonge à chaque note trafiquée
Pinocchio sur la scène, mais personne n’ose voir,
Que sans la machine… il reste plus rien à croire
Marionnettes en play back, applaudis dans le noir,
Les fans ferment les yeux, de peur de se voir
Ils chantent pas, ils posent, ils vendent une image creuse,
Mais l’art, le vrai, il tremble — il est dangereux.
[Pont]
L’artiste transpire, doute, écrit à minuit,
Tombe cent fois avant d’oser dire “c’est moi ici”
La marionnette sourit, parfaite et vide,
Jusqu’au jour où le fil casse… et là, plus rien ne guide.
[Dernier Refrain ][plus calme, plus froid]
Marionnettes en play back, projecteurs allumés,
Mais aucune flamme derrière les yeux figés
Tu peux tromper la foule, le temps, la mode, la scène…
Mais pas le silence quand la musique s’éteint.
[Outro]
Alors pleurez sur l’IA, criez au scandale,
Pendant que les vrais créent, même sans piédestal
L’art ne meurt pas… il change de visage,
Et ce soir, c’est le vôtre qui tombe du maquillage.