Elle s'en va et revient, comme les saisons de mon destin.
Elle fatigue mon dessin, sans raison sauf quand elle me tient.
Le froid s'installe sur ma peau, mon cœur gèle de nouveau.
De l'intérieur je m'éteins, tel les lumières dans le blizzard quand il vient.
Seul au coin du feu tentant d'allumer cette flamme sans vie, la solitude devint si vite mon logis.
L'hiver m'accueille en son sein, lui qui vit tous mes chagrins avant même qu'ils prennent fin.
Le froid se dissipa pour laisser place avec effroi,
au remord d'une vie sans corps, revoyant dans son sort la perte de ses accords.
Il se remémore tous ces êtres disparus, non pas morts mais qu'il n'a plus vus.
Eux qui étaient pourtant aimants envers son cœur dégoûtant, finir en le laissant.
Tous sans exception, l'abandonneront avec l'illusion d'un pardon.
Dès le jour où, par pure réflexion, ils verront qu'il apportait un atout dans leur maison.
C'est comme ça que l'invitera l'automne qui pleurera le deuil des amis partis pour d'autres voies.
Malgré tous ces tourments, un ressenti apaisant traversa lentement son corps, miroitant un repos nourrissant.
Décidant de reprendre le cours de son existence sans laisser cette errance qui ne faisait plus sens, définir son avenir et l'empêcher de sourire.
Il reverra alors le beau dans la vie, les couleurs qui naviguent dans chaque wagon de ce train.
Ce train piloté par la tristesse d'une vie de maladresse.
Une vie qui sans cesse lui fit plonger dans l'ivresse.
L'ivresse de tendresse et d'amour impossible.
Pensant renaître par le biais du printemps, il poussa tristesse qui avançait sans cesse.
Mais aussi vite que vint le soleil écrasant, je compris tristement que tous mes tourments étaient encore bien vivants.
Je me surpris à rêver de ma vie au passé.
Elle qui pourtant était portée par la souffrance de l'enfance.
Elle que j'avais dû supporter au plus profond de ma panse.
Et dans cette chaleur écrasante, l'été me fit rêver pour finir par retomber dans l'hiver glacé.