Cet arbre.
Cet arbre que l'on bâtit ensemble, sans contrepartie en prenant appui l'un sur l'autre sans un bruit, un silence dans la nuit.
Ce feu que l'on alluma sur nos parois révélant dans le désarroi nos véritables voix.
Cette haine qui nous consuma en un éclat renversant les plats pleins d'un amour pourtant là.
On se revit en un jour, un jour morose, tous les deux en manque de cette dose d'amour qui ose. Tes mains ne frôlent même plus ma peau pourtant en attente de tes maux.
L'étincelle nourrie par cette haine revint vite à l'appel. L'appel d'une triste maladresse qui fera sans cesse tourner nos têtes dans l'espace du mal-être.
Une habitude s'installa, l'habitude d'être sans toi. Le manque disparut, pour laisser place au désarroi.
Et finalement, il s'enflamma. Cet arbre pourtant si haut, cet arbre pourtant si beau.
Le feu si important s'envola avec le vent pour atteindre un tournant.
Il brûla jusqu'aux racines, cet amour qui se consume dans les abîmes.
Nos cœurs, qui un jour s'alignèrent, finiront finalement au bout de la ligne.