Couplet 1
La guerre approche, les tambours tapent comme des coups,
Les hommes, les enfants, marchent sans savoir jusqu’où.
On les jette dans l’enfer comme si c’étaient des déchets,
Les rois sourient de loin, eux ne saignent jamais
Refrain 1
Et la mère crie sa haine, elle maudit tous les rois,
Elle dit qu’à cause d’eux, elle a tout perdu, jusqu’à sa foi.
Ils lui ont pris ses enfants pour que leurs palais soient pleins,
Pour que d’autres vivent mieux pendant que les siens mouraient loin.
Elle hurle sous la lune, le cœur ouvert en lambeaux,
Ses prières brûlent l’air comme des éclats d’ossements chauds.
Elle a banni les rois, et tout ce qu’ils osent faire,
Pour avoir transformé sa vie en champ de guerre.
Couplet 2
On part sans illusion, on revient dans des sacs,
On devient des statistiques sur leurs cartes d’attaque.
Les rois déplacent nos vies comme des pièces de métal,
Ils n’ont jamais vu le sang, ni respiré le mal.
Les gamins tombent vite, sans même comprendre le jeu,
Un tir, une bombe, et la terre se referme sur eux.
La guerre n’a pas d’âme, elle prend tout et elle ment,
Elle t’arrache ton futur en te laissant vivant.
Refrain 2
Et la mère crie sa rage, elle maudit tous les rois,
Elle dit qu’à cause d’eux, elle a tout perdu, même sa loi.
Ils ont brûlé ses espoirs pour leurs royaumes trop fiers,
Ils ont pris ses enfants pour repeupler leurs cimetières.
Elle frappe le sol, elle déchire le silence,
Elle crache leur nom, elle réclame vengeance.
Elle a banni les rois, leurs mensonges, leurs prières,
Car tout ce qu’ils touchent s’effondre en poussière.
Couplet 3
On marche dans des plaines où les rêves viennent mourir,
Et chaque pas qu’on fait, c’est un futur qui expire.
On enterre nos frères dans des fosses sans noms,
Pendant que les rois trônent haut comme des démons.
Leurs mains sont propres, mais leurs ordres sont sales,
Ils jouent avec nos vies comme des cartes bancales.
La guerre est un festin où seuls les rois se gavent,
Et nous, on se fait dévorer pour qu’eux restent braves.
Refrain 3 (brutal)
Et la mère hurle sa douleur, elle crache sur les rois,
Elle répète que leurs couronnes ne valent pas un de ses choix.
Ils lui ont pris ses enfants, brisé sa maison,
Creusé son cœur comme on creuse une prison.
Elle arrache leurs portraits, elle les brûle dans le vent,
Elle jure que leurs règnes finiront dans le sang.
Elle a banni les rois, leurs royaumes et leurs guerres,
Car ils n’ont laissé derrière eux… que des mères en enfer.
Couplet 4 –
La guerre est terminée,
La guerre est terminée, et pourtant tout est détruit,
On a perdu nos terres, nos frères, nos nuits.
Le vent souffle encore sur les drapeaux déchirés,
Comme un rappel silencieux de ce qu’on n’a pas su garder.
Les rues sont vides, les regards brisés en deux,
On avance lentement dans un pays devenu vieux.
La défaite a laissé son poids dans chaque cœur meurtri,
Mais on tente de survivre…