J’ai grandi entre les cris, les coups et le mépris,
L’amour, j’le voyais qu’chez les autres, mais pas ici.
Chaque erreur méritait une claque, une cicatrice,
Chaque larme effacée d’force sous la matrice.
Fallait pas pleurer, fallait serrer les dents,
J’ai appris à survivre, mais pas à être un enfant.
On m’disait "C’est pour ton bien", j’voyais pas l’bienfait,
J’prenais des coups, sans comprendre le pourquoi du geste.
J’ai juré que si j’avais des gosses, j’serais pas comme elle,
Que ma main serait un bouclier, pas un scalpel.
J’ai promis que ma voix porterait autre chose,
Pas des hurlements qui résonnent dans l’noir d’une chambre close.
J’ai tenu bon, j’ai pas lâché,
J’ai fait l’contraire, j’ai tout changé.
J’ai appris à dire "Je t’aime" sans avoir peur des mots,
J’ai appris à écouter au lieu d’mettre des KO.
J’suis pas parfait, j’suis pas un ange, mais j’fais au mieux,
J’bosse pour qu’ils grandissent sans traîner mes vieux bleus.
J’serai pas leur pote, mais pas non plus un tyran,
J’serai juste là, quand faut parler ou tenir le rang.
Le passé m’a construit, j’le laisse pas m’posséder,
J’ai brisé la chaîne, j’ai refusé d’céder.
J’vois leurs sourires, et j’me dis qu’j’ai réussi,
Si y’a une revanche, bah c’est celle que j’ai choisie
J’ai tenu bon, j’ai pas lâché,
J’ai fait l’contraire, j’ai tout changé.
J’ai appris à dire "Je t’aime" sans avoir peur des mots,
J’ai appris à écouter au lieu d’mettre des KO.
J’ai tenu bon, j’ai pas lâché,
J’ai fait l’contraire, j’ai tout changé.
J’ai appris à dire "Je t’aime" sans avoir peur des mots,
J’ai appris à écouter au lieu d’mettre des KO.