[Intro — murmuré]
(souffle)
Je t’entends…
Avant même que tu viennes.
Tu marches dans mes veines.
Tu connais la route.
Toujours.
Toujours.
[Couplet 1]
Tu t’installes.
Sans frapper.
Tu connais la porte,
tu connais la clé.
Tu fais craquer le bois du silence,
tu bois la lumière à petites gorgées.
Et moi,
je te laisse entrer.
Toujours.
Toujours.
[Refrain]
Ma Mélancolie —
je te respire, je te ploie, je te ploie.
Ma Mélancolie —
tu me tiens, tu me tues, tu me noies.
Mais je te garde,
dans le creux,
dans le creux,
de ma voix.
[Couplet 2]
Tu me parles d’hier,
de visages perdus,
de mains qu’on ne serre plus.
Tu m’fais danser sur les cendres,
les pieds nus,
le cœur à vif.
Et quand tu pleures en moi,
c’est ma peau qui s’éclaire.
C’est ma peur qui respire.
[Refrain — plus fort, presque choral]
Ma Mélancolie —
ma sœur, ma pluie, ma folie.
Ma Mélancolie —
tu m’ouvres, tu m’uses, tu me lies.
Et je m’incline,
dans ta nuit,
dans ta nuit.
[Pont — parlé / respiré]
Ne pars pas trop vite.
Ne reste pas trop longtemps.
Je t’aime…
mais je t’aime autrement.
Je t’écoute.
Je t’apprends.
Je me tiens debout,
dans ton vent.
[Dernier refrain — a cappella, intime]
Ma Mélancolie —
tu ne m’fais plus peur.
Tu m’fais fleur.
Tu m’fais feu.
Tu m’fais moi.
(ma... mélan... co... lie...)
Tu sais le chemin.
Tu n’as jamais eu besoin d’invitation.
[Voix basse, presque grave, ancrée]
Tu t’installes.
(soupir)
Sans frapper.
Tu tisses… dans les plis du silence.
(le mot “tisses” est étiré, presque chanté)
Tu fais craquer la nuit.
(le mot "craquer" claque, sec)
Et moi, je te laisse faire.
(respiration profonde — laisser un battement)
Toujours.
Toujours.
(répéter, chaque fois plus léger)
Toujours… toujours…
[Rythme percussif, parlé-chanté]
Ma Mé-lan-co-lie.
(main sur le cœur)
Tu bats — avec moi.
(main sur la table, rythme lent)
Tu bats — contre moi.
(main sur la gorge, souffle chaud)
Tu bats — en moi.
(respire)
Ma Mélancolie…
(soupir)
Tu me plies.
Tu me lies.
Tu me tiens.
Mais je reste.
Je reste debout.
[Moment suspendu, très doux]
Tu m’ramènes les ombres,
les visages effacés,
les mots jamais dits.
(laisser flotter le silence)
Tu m’fais danser sur les cendres…
(fermer les yeux, bouger lentement)
les pieds nus,
le cœur brûlé.
(soupir)
Et je t’aime encore,
dans le manque,
dans le gris.
[Refrain — voix pleine, vibrante, presque chœur intérieur]
Ma Mélancolie —
ma sœur, ma pluie, ma folie.
Ma Mélancolie —
tu m’uses, tu m’ouvres, tu me lies.
(plus fort, crescendo)
Et je m’incline,
dans ta nuit.
(plus doux)
Dans… ta… nuit.
(laisser retomber la voix, presque chuchotée)
Dans ta nuit.
[Pont — parlé, lent, sincère]
Ne pars pas trop vite.
(sourire triste)
Ne reste pas trop longtemps.
(temps)
Je t’aime…
mais je t’aime autrement.
Je t’écoute.
Je t’apprends.
Je respire,
encore.
(battement du torse, un souffle court, comme un cœur)
Je respire.
[Dernier souffle — a cappella, intime, fragile]
Ma Mélancolie…
(silence)
Tu ne m’fais plus peur.
Tu m’fais fleur.
Tu m’fais feu.
Tu m’fais — moi.