[couplet 1]
J’ai vu des loups marcher tranquilles sous les néons,
Des crocs cachés derrière des sourires de saison,
des chasseurs parler d’amour, parler d’honneur
Prendre pour faiblesse ce qui relevait de l’innocence,
J’ai vu des regards perdus dans les angles morts des salons.
des mains tendues qui cachaient d’autres intentions
des vérités enterrées sous la poussière,
des palais silencieux bâtis pierre après pierre,
mêmes façades, mêmes gestes qui vacillent ,
Tout semblait normal sous les lumières de la ville,
certaines ombres se fondent dans le décor,
Jusqu’à faire taire la peur sans aucun remords.
[Drop]
Whoa-oh-oh,
On entend battre les mémoires,
Whoa-oh-oh,
Impossible d’effacer l’histoire.
[Refrain]
Aucun genre n’a le monopole de la douleur,
Aucune victime n’a besoin d’un drapeau,
La souffrance ne choisit ni camp ni couleur,
Et le courage répond avec les mêmes mots.
[couplet 2]
J’ai vu des couronnes régner sur les maisons,
Des silences plier les générations,
Des secrets dormir derrière les portes,
Comme des blessures qu’on croyait mortes.
J’ai vu la honte changer de camp,
La vérité reprendre sa place, dans l’rang,
Les voix qu’on croyait perdues revenir une à une,
Comme des étoiles blessées rallumant la lune.
J’ai vu des illusions maquillées en passion
Des serments vides, sans protection
Certains en cage, d’autres face à leur reflet,
Quand leurs propres mensonges viendront les juger.
Ils croyaient posséder le silence
Posséder le temps,
Mais le réel sait être patient pourtant.
[Pont]
On peut fermer les yeux,
Mais pas effacer les traces,
On peut tourner la tête,
Mais pas changer les faces.
[Bridge]
Pas besoin d’étiquette pour reconnaître la peine,
Pas besoin d’un camp pour comprendre la haine,
Une larme reste une larme,
Une chaîne reste une chaîne.
La douleur n’a pas d’uniforme, pas de frontière,
On croyait l’histoire enfouie,
Mais rien ne disparaît vraiment d’ici
[Refrain final]
Aucun genre n’a le monopole de la douleur,
Aucune victime n’a besoin d’un drapeau,
La souffrance ne choisit ni camp ni couleur,
Et le courage répond avec les mêmes mots.
Oh-oh-oh…
Aucun mur n’arrête l’écho,
Oh-oh-oh…
Quand la vérité reprend le micro.
Aucun genre n’a le monopole de la douleur,
Aucune victime n’a besoin d’un drapeau,
La souffrance ne choisit ni camp ni couleur,
Et le courage répond avec les mêmes mots.