C’est pas une carte postale, c’est brut…
Marseille Nord, là où le béton respire l’homme.
(SCH…)
Ça sort d’l’immeuble comme une scène de Scarface,
Des regards froids sous les casquettes Palace,
Y a l’écho des sirènes dans la nuit grise,
Et des mômes qui rêvent d’une vie qui dévisse.
Clio sport, moteur qui gronde,
Cœur noir sous le chrome, on roule dans l’ombre,
Y a les balances, y a les armes, y a les flammes,
Mais y a aussi les mamans qui prient sans drame.
On veut l’périmètre, pas les miettes,
On veut l’reste du monde, pas l’reste du guette,
Frère j’viens d’un coin où les murs ont des yeux,
Où les silences sont plus lourds que les aveux.
Nord sauvage, c’est pas pour les fragiles,
Y a du vécu dans chaque ride, chaque style,
On parle peu, on fait, on file,
On veut la villa loin du deal.
Nord sauvage, du sang dans la brume,
Des cicatrices dans les costumes,
On veut sortir mais on s’rappelle d’où on vient,
Marseille Nord, l’feu dans les mains.
T’es pas d’ici, tu captes pas les codes,
Ici ça t’fait l’sourire mais ça tient la prod’,
Y a des rêves de luxe et d’sortie d’bloc,
Mais les cauchemars traînent jusque sous les docks.
Trop d’frères tombés, j’pense à eux quand j’compte,
Loin des flashs, on veut briller dans l’ombre,
Fumée dans l’crâne, l’alcool calme les bombes,
Mais les souvenirs piquent quand la ville succombe.
Nord sauvage, c’est pas pour les fragiles,
Y a du vécu dans chaque ride, chaque style,
On parle peu, on fait, on file,
On veut la villa loin du deal.
Nord sauvage, du sang dans la brume,
Des cicatrices dans les costumes,
On veut sortir mais on s’rappelle d’où on vient,
Marseille Nord, l’feu dans les mains.