[Couplet 1]
J’sors du béton, mes rêves dans les poches trouées,
Chaque rime est un couteau, mais c’est moi qui m’suis tatouée,
J’viens d’la rue, là où l’hiver coupe comme un crime,
On gèle dehors mais dans ma tête y’a d’la rime qui s’crie.
Trop d’jours à marcher seule, à fixer l’asphalte,
Le cœur blindé, mais la mémoire reste intacte,
J’rappe pour mes cicatrices, mes soirs où j’voyais flou,
J’suis l’orage dans l’ciel pis la lumière dans l’trou.
[Refrain]
J’viens d’un monde qui s’cache derrière les façades,
Où on serre les dents avant d’serrer les accolades,
On survit, on rit, même quand la vie nous frappe,
C’t’un cri d’victoire chaque fois que j’pose sur le rap.
[Couplet 2]
J’ai bouffé des claques, craché des flammes, dans l’arène,
J’suis l’enfant du béton, la rage est ma reine,
Les sourires sont des pièges, les mains pleines de venin,
J’vois des anges tomber, des démons dans l’chemin.
Mon stylo est un fusil, chaque vers une balle,
J’vise droit dans l’cœur, pas besoin d’faire la malle,
Briser la vitre, pas polir la glace,
Dans l’froid, j’suis le feu, l’asphalte est ma place.
[Refrain]
J’viens d’un monde qui s’cache derrière les façades,
Où on serre les dents avant d’serrer les accolades,
On survit, on rit, même quand la vie nous frappe,
C’t’un cri d’victoire chaque fois que j’pose sur le rap.
[Couplet 3]
J’rappe pour les vrais, pas pour les faux et les follow,
Pour ceux qui se battent, le ventre creux, les poches vides,
Trop de vérités dans mes poches pour mentir,
Cracher mes flammes pour que mon peuple puisse sentir.
On s’fait seul, pas d’couronne ni de trône,
Chaque cicatrice vaut plus qu’un trône en or,
Rage du Nord, cœur chaud comme le Sud,
Tant que j’respire, mon rap reste une étude.
[Refrain]
J’viens d’un monde qui s’cache derrière les façades,
Où on serre les dents avant d’serrer les accolades,
On survit, on rit, même quand la vie nous frappe,
C’t’un cri d’victoire chaque fois que j’pose sur le rap.
[Pont]
J’ai gravé mes douleurs dans les notes et les vers,
Chaque larme, chaque lutte, c’est un monde à l’envers,
Mais même dans la nuit, j’garde l’feu qui m’illumine,
J’suis l’écho des oubliés, la voix qui s’illumine.
[Outro]
Le poids du passé, j’le porte comme une armure,
Mais c’est dans mes mots que j’trouve ma rupture,
À chaque punchline, j’brise mes chaînes,
Mon rap, c’est ma vie, c’est plus qu’une rengaine.