J'y pense je veux faire une chanson sur le post partum ou plutôt la psychose du post partum que j'ai moi même connu.
En effet, je me suis séparée du père de mon premier enfant alors que j'étais enceinte d'un mois et demi. Je ne voulais plus de son père car il m'avait menti sur son alcoolisme et je ne voulais pas que mon bébé connaisse et vive avec un père alcoolique.
J'ai donc pris le large et j'ai accouché dans une clinique près de chez mes parents en mai 1992.
J'attendais un petit garçon que j'adorais déjà.
Lors de l'accouchement, la péridurale n'a pas fonctionné et vu que mon col ne voulait plus s'ouvrir à 9 centimètres de dilatation, on a dû me reposer le cathéter de la péridurale ce qui était risqué. Mais la pose s'est bien passée, cependant, j'avais beaucoup souffert et j'étais littéralement épuisée.
Lorsque toi, mon petit Kévin, tu es sorti de mon ventre, et lorsque j'ai vu ton visage et ton corps nu magnifique, tu étais même un peu bleu, mais cela n'a pas duré longtemps, je suis littéralement tombée amoureuse de toi. Je te trouvais si beau. Mais en même temps, je me sentais coupable de t'aimer comme on aime un homme et non un bébé.
J'ai gardé ce sentiment enfoui en moi, mais par la suite, j'ai craqué.
Je ne faisais que de pleurer et je voyais une grosse corde enroulée autour de ma poitrine et qui piquait mon corps.
Je t'aimais pourtant énormément mon bébé d'amour mais je ne savais pas pourquoi, j'étais si triste.
Si triste, que je ne pouvais plus m'alimenter seule et que les auxiliaires sages femmes du service étaient obligées de me faire manger à la petite cuillère.
J'étais dépitée par mon état. Je ne me sentais plus capable d'assumer quoique ce soit.
Je suis restée à la clinique huit jours au lieu de trois jours. À ma sortie, j'ai vu un psychiatre qui m'a donné quelques gouttes d'un neuroleptique et de suite, je me suis sentie mieux.
Voilà, comme quoi, il ne faut pas hésiter à demander de l'aide quand on a un problème à la naissance de son bébé.
La chute de mes hormones et ma situation de mère solo m'avaient vraiment beaucoup perturbée.
Heureusement, je me suis remise rapidement de ces mauvaises émotions et j'ai pu vivre une magnifique histoire d'amour normale entre mon bébé d'amour et moi même.
J'étais trop fière d'avoir un bébé aussi beau et aussi intelligent, même si les premiers jours ont été très difficiles pour l'installation de notre relation mère -fils.