[Intro]
(Le morceau commence dans le silence, juste une note de piano suspendue, cristalline. La voix commence a cappella, pure, presque enfantine, avant que la basse ne commence à gronder très bas en arrière-plan.)
Maman m’a dit : « Ne parle pas aux inconnus,
N’ouvre pas ta porte aux silhouettes imprévues,
Méfie-toi des ombres, de ce qui te paraît étrange. »
J’ai fait attention. J’ai surveillé les angles.
(Un kick lourd et sec tombe d'un coup, le beat s'installe, pesant, trap sombre.)
[Couplet 1]
Mais le danger ne venait pas de la rue,
Le loup dormait dans mes draps, le piège était tendu.
Il y avait ton nom gravé sur ma propre serrure,
Tu as vidé mon âme, tu as creusé la blessure.
Je me regarde dans la glace et je ne me reconnais pas,
« Fade » : voilà le seul mot qui restait de moi.
Le visage cerné, le regard en miettes,
Pendant que tu chignais pour des miettes.
Le monstre de la maison que personne ne soupçonne,
Celui qui hurle sans raison quand le rideau tombe,
Celui qui brise et qui met au plus bas,
Pour se donner l'illusion d'avoir le bras long sur mes pas.
[Refrain]
(Le beat s'intensifie, la voix devient plus aérienne mais chargée d'un mépris tranchant.)
Tu as joué la victime, inversé les rôles,
Mais j’étais aux premières loges de ta comédie drôle.
Aujourd’hui tu t'étouffes à me voir te dépasser,
Tu bouffes la poussière de ta propre misère.
Mon cœur bat à l'endroit, le tien ramasse ses morceaux,
Regarder tes délires ne demande qu'un peu d'indifférence.
Tu n'es plus rien pour moi, j'ai soigné ma dépendance.
[Couplet 2]
(Le rythme devient plus saccadé, la diction s'accélère, la voix angélique se fait plus mordante.)
Tu n’avais rien à me reprocher, alors il a fallu inventer,
Bâtir des fables, me salir pour exister.
Face au monde, tu portais le masque du sensible,
Le pauvre homme blessé par une femme invincible.
Je me taisais. Tes mensonges étaient bien trop bas,
Mais la vérité finit toujours par faire ses pas.
Les messages ont vibré, les téléphones ont parlé,
Tes propres alliés sont venus tout me raconter.
Ceux qui n’avaient aucun intérêt à trahir ton camp
M’ont ouvert les yeux sur ton vrai visage de serpent.
Même l’histoire finie, les dossiers continuaient d’éclater,
Et toi, tu grattais la pitié, bloqué dans ton passé.
Rageux de me voir revivre, debout et sans laisse,
Tu récoltes juste la tempête de ta propre faiblesse.
Tu prétendais que ma présence te rendait malheureux ?
Regarde-toi aujourd'hui : où est ton bonheur, si tu te croyais si précieux ?
[Refrain]
(Explosion du beat, puissance maximale de la basse.)
Tu as joué la victime, inversé les rôles,
Mais j’étais aux premières loges de ta comédie drôle.
Aujourd’hui tu t'étouffes à me voir te dépasser,
Tu bouffes la poussière de ta propre misère.
Mon cœur bat à l'endroit, le tien ramasse ses morceaux,
Regarder tes délires ne demande qu'un peu d'indifférence.
Tu n'es plus rien pour moi, j'ai soigné ma dépendance.
[Outro]
(Le beat lourd s'arrête brusquement. Seule une nappe