[Couplet 1
Trois étoiles dans le ciel, une seule a veillé tard
Les autres se sont éteintes, Fleur, toi tu es restée là
Moi, le frère un peu perdu, celui qu’on oublie parfois
Celui qu’on prévient après, celui qui pleure dans ses draps
Toi, la main tendue dans l’ombre, sans même faire de bruit
À plat ventre sur ma peine, à écouter mes nuits
Pré-refrain
Et je me souviens de chaque message
De chaque « repose-toi » qui panse les dégâts
Tu n’as pas changé le monde, non
Mais toi, tu as changé mon destin
Refrain
Fleur, celle qui répond quand les autres font silence
Celle qui prend le temps, qui comprend mes silences
Et se soucie de ma cirrhose, de mes nuits trop lourdes
Sans jamais me juger, même quand tout déborde
Tu n’as pas effacé la douleur, c’est vrai
Mais sans toi, Fleur, je serai tombé bien plus bas
Oui sans toi, Fleur, je serai tombé plus bas
[Couplet 2 ]
Tu n’as pas besoin de mots, tu lis dans mes chansons
Les blessures que j’écris, les nuits sans horizon
Pardon d’être si lourd, de pleurer sans savoir
Pardon de te faire peur quand je parle de voir noir
Mais quand tu dis « je comprends », je sens un peu d’espoir
Une fenêtre entrouverte au milieu du désespoir
[Pré-refrain ]
Tu es la seule des trois à ne pas avoir fui
La seule qui a su que mon foie n’est pas ma vie
Tu as vu l’enfant perdu derrière le malade
Merci de ne pas m’avoir laissé sans tes yeux qui pardonnent
[Refrain ]
Fleur, celle qui répond quand les autres font silence
Celle qui prend le temps, qui comprend mes silences
Et se soucie de ma cirrhose, de mes nuits trop lourdes
Sans jamais me juger, même quand tout déborde
Tu n’as pas effacé la douleur, c’est vrai
Mais sans toi, Fleur, je serai tombé bien plus bas
Oui sans toi, Fleur, je serai tombé plus bas
[Pont ]
Je t’écrirai une dernière, la plus belle peut-être
Celle qui dit juste « merci » à ma sœur Fleur, ma fenêtre
Quand tout devient cirrhose, quand le corps dit non
Toi tu parles doucement, Fleur, tu restes à mon nom
Tu sais que les souvenirs que vous avez partagés
Je ne te les prendrai pas, ils sont à toi, garde-les
Mais laisse-moi juste une chaise à côté de ton âme
Laisse-moi t’appeler « ma sœur, ma belle» sans que ça soit un drame
Alors écoute au casque, cette voix qui te parle
C’est moi, ton petit frère, qui te trouve sans égale
Merci d’avoir veillé, merci de m'avoir soutenu
De te soucier de ma cirrhose alors que j’ai tout bu
Sans toi, Fleur… je n’aurais jamais rien vu.
Sans toi, Fleur…
Je n’aurais jamais rien vu.