[Couplet 1]
Le Congo saigne en silence, dans les ruelles sans lumière,
Les cris des mères se mêlent au bruit des prières.
Les kuluna rôdent la nuit, le couteau entre les doigts,
Pendant que l’État regarde ailleurs, sans même voir nos lois.
Les jeunes tombent, les familles s’effondrent,
Les rêves partent en fumée, et personne ne se demande.
La misère s’installe, la justice recule,
Et dans chaque quartier, la peur circule.
Les diplômes dorment dans les sacs, sans valeur ni avenir,
On parle de “développement”, mais on ne voit que le pire.
Les grands mangent, les petits prient,
Et la corruption, elle, ne meurt jamais, elle grandit.
Le peuple est fatigué, les promesses sonnent faux,
On nous parle de progrès, mais nos routes sont pleines de trous.
Nos cœurs sont lourds, nos ventres vides,
Mais nos âmes restent fières, malgré les rides.
[Refrain]
Mon peuple pleure, mais personne n’écoute,
On avance dans l’ombre, sans savoir la route.
On veut la paix, pas la guerre, on veut juste vivre,
Mais ici la vérité se paye avant de s’écrire.
Mon peuple souffre, dans la chaleur, sous la pluie,
On garde l’espoir, même quand tout fuit.
Congo, ouvre les yeux, regarde tes enfants,
Ils n’ont plus rien, mais ils croient encore en toi pourtant.
[Couplet 2]
Les politiciens parlent fort, mais leurs actes sont muets,
Ils promettent des lendemains, mais oublient nos regrets.
Les quartiers s’enfoncent, les jeunes s’enchaînent,
Et la colère grandit dans les veines.
Les hôpitaux n’ont plus de lit, les écoles plus de table,
Mais le luxe brille dans les bureaux des responsables.
La population crie, mais les médias se taisent,
Parce qu’ici la vérité, on la censure à la vitesse de la braise.
Les enfants vendent dans la rue au lieu d’apprendre à lire,
Les parents se privent pour juste survivre.
Les rêves de nos jeunes traversent la mer,
Pendant que la terre ici s’effondre dans la misère.
Mais malgré tout, le peuple garde la foi,
Parce qu’on sait qu’un jour, Dieu verra nos voix.
C’est pas la haine qu’on porte, c’est la douleur du temps,
C’est l’amour du pays qu’on garde patiemment.
[Refrain]
Mon peuple pleure, mais personne n’écoute,
On avance dans l’ombre, sans savoir la route.
On veut la paix, pas la guerre, on veut juste vivre,
Mais ici la vérité se paye avant de s’écrire.
Mon peuple souffre, dans la chaleur, sous la pluie,
On garde l’espoir, même quand tout fuit.
Congo, ouvre les yeux, regarde tes enfants,
Ils n’ont plus rien, mais ils croient encore en toi pourtant.
[Pont – lent et touchant]
On a vu nos frères partir, nos sœurs tomber,
Nos rêves se perdre dans la poussière des cités.
Mais la flamme brûle encore, dans chaque regard,
Parce qu’un peuple debout, c’est plus fort que le hasard.
On ne veut pas la vengeance, on veut la justice,
On veut des écoles, pas des cicatrices.
Congo, réveille-toi, entends nos douleurs,
Il est temps de redonner au peuple sa valeur.
[Outro – parlé doucement]
Congo, le jour viendra où le peuple se lèvera,
Où la vérité brillera