J’ai compris une vérité que je n’avais jamais réellement mesurée : marcher avec Dieu n’est pas un événement, c’est une décision. Une décision qui doit être prise chaque jour, avec courage, avec détermination, parce que dans cette marche, Dieu nous demande de nous revêtir des armes de l’Esprit. Il sait que le combat est invisible, mais réel. Il sait que l’ennemi cherche la moindre ouverture pour toucher nos cœurs.
Pendant longtemps, je ne comprenais pas pourquoi certaines choses m’arrivaient. Je me posais tellement de questions… mais je n’avais aucune réponse. Je parlais aux gens, j’essayais d’expliquer… mais personne ne pouvait comprendre la profondeur de ce que je vivais. Mes désirs étaient devenus incontrôlables, comme si quelque chose plus fort que moi me tirait dans une direction que je ne voulais pas prendre. Et sans m’en rendre compte, j’ai glissé dans une obscurité profonde.
Jésus était tout pour moi : mon amour, ma lumière, mon rayon de soleil. Mais ma nature humaine, cette nature que le péché a infectée depuis la chute d’Adam, me poussait dans une guerre intérieure terrible. J’étais jeune, mais j’ai vécu des choses qui ont marqué mon âme. J’ai connu des blessures, des fatigues, des nuits blanches, des angoisses silencieuses. Ma lumière s’éteignait, et je ne savais pas comment la rallumer.
Ce qui était autrefois banal est devenu normal. Ce qui était un petit compromis est devenu une prison. Et j’ai beaucoup souffert. Oui, j’ai souffert dans ma marche avec Jésus. J’ai eu des jours de solitude, des moments où mon cœur tremblait, des saisons où j’avais l’impression que tout s’écroulait malgré ma foi. Ma jeunesse, je l’ai confiée à Dieu, mais parfois je sentais que je n’étais plus capable d’avancer.
Et pourtant… je n’ai jamais pu abandonner Jésus.
Pourquoi ?
Parce que ma vie est attachée à Lui. Parce que sans Christ, je n’existe pas. Parce que vivre loin de Jésus me détruit plus que toutes les souffrances du combat. Je me suis même demandé pourquoi vivre si je suis loin de Lui. C’est comme si une vie sans Christ n’avait aucun sens pour moi.
Dieu me parlait par des songes, par des visions, Il me montrait des choses, Il me guidait. Et puis un jour… plus rien. Le silence. Un silence lourd, douloureux, un silence qui a failli briser mon cœur. Comme si la relation entre le Père et le fils était coupée. Mais ce silence, je l’ai compris plus tard, n’était pas un abandon… c’était une formation.
J’ai compris une vérité puissante :
Le péché n’est pas juste une faute morale. Le péché est un virus.
Un virus qui cherche à contaminer l’âme, à détruire la paix, à étouffer la lumière, à affaiblir la relation entre Dieu et nous. Ce virus a essayé de m’infecter dans mes pensées, mes émotions, ma volonté. Il a utilisé mes faiblesses, mes blessures, mes peurs. Il a essayé de me mettre à genoux. Mais Jésus… Jésus n’a jamais quitté ma vie.
Même quand je ne Le sentais plus, Il était là.
Même quand je pensais que tout était fini, Il me regardait encore.
Même