[Intro]
Pluie fine…
Ville lente…
J’écris bas…
[Couplet 1]
La pluie tombe en boucle sur l’capot — ça fait métronome
J’refais le film en silence — j’ai trop d’scènes sans rôle
Les années passent vite, j’ai vu des rêves en pause
Des promesses en retard, des “t’inquiète” qu’on n’ose
J’compte pas les pertes — j’les garde dans la mémoire
Chaque visage reste flou mais j’connais leur histoire
On voulait tout refaire, maintenant on fait avec
On voulait toucher l’ciel — on gère juste l’manque de sec
Y’a des nuits où j’dors pas — j’parle avec mes regrets
J’leur demande pourquoi certains sont partis trop près
J’ai grandi dans l’bruit mais j’cherche encore le vrai
Pas celui qu’on raconte — celui qu’on tait
[Hook]
On avance doucement
Sans savoir vraiment
Si on guérit ou si on ment
Mais on tient — simplement
On traîne nos silences
Comme des évidences
On fait avec l’absence
On vit — sans défense
[Couplet 2]
Le café refroidit pendant qu’j’écris mes pensées
J’ai laissé trop d’choses filer sans jamais compenser
On croit gérer la chute tant qu’on l’a pas sentie
Mais quand ça tape vraiment — y’a plus d’garantie
J’ai vu des potes changer pour quelques illusions
D’autres rester vrais, même perdus dans la confusion
La loyauté s’perd vite quand la vie met pression
Et l’amour devient flou quand y’a trop d’conditions
J’parle peu maintenant — j’écoute ce que ça cache
Les mots sont trop légers quand la douleur s’attache
On s’dit “ça va aller” comme un vieux camouflage
Mais au fond on sait tous que le temps fait des ravages
[Hook]
On avance doucement
Sans savoir vraiment
Si on guérit ou si on ment
Mais on tient — simplement
On traîne nos silences
Comme des évidences
On fait avec l’absence
On vit — sans défense
[Pont — parlé]
Y’a pas d’fin propre…
Pas d’réponse claire…
Juste des gens qui continuent…
Même fatigués…
[Couplet 3]
Si demain j’pars tôt, j’veux laisser du réel
Pas des phrases vides ou des rêves artificiels
Juste dire aux miens que j’ai fait c’que j’pouvais
Que j’ai tenu debout même quand tout s’écroulait
On court après quoi ? J’me pose encore la question
Entre survivre ici ou viser l’évasion
J’ai plus vingt ans mais j’ai gardé la pression
De pas devenir froid, de garder l’émotion
Alors j’écris tard quand la ville s’éteint
Quand les masques tombent et qu’plus rien fait semblant
J’cherche pas la lumière — juste un chemin
Où j’peux rester vrai… même en tremblant
[Hook final]
On avance doucement
Sans savoir vraiment
Si on guérit ou si on ment
Mais on tient — simplement
On traîne nos silences
Comme des évidences
On fait avec l’absence
On vit — sans défense
[Outro]
Yoko.