Dans ma tête, c’est jamais vraiment silencieux.
Je vis avec des absences, des souvenirs flous, des décisions que je ne me rappelle pas avoir prises.
Je suis un corps partagé, une maison faite de pièces fermées pour survivre.
Il y a l’enfant qui s’est tu trop tôt, la colère qui protège, celui qui contrôle pour que tout tienne.
Et moi, au milieu, qui tente de comprendre et de rassembler.
Je perds parfois le temps, je reviens différent, et ça fatigue plus que ça ne se voit.
Je ne suis pas brisé : je suis adapté à ce que j’ai traversé.
Je demande pas qu’on comprenne tout, juste qu’on reste, qu’on écoute, sans juger.