[Verse]
Audrey débarque, café froid, gueule de bois,
Chaque matin, c'est la complainte, même refrain, même voix.
"Pourquoi j'suis là ?", qu'elle dit, "la vie, c'est un piège",
Elle regarde l'horloge, son humeur en siège.
Johana au coin, lèvres peintes de promesses,
Dans l'bureau du boss, c'est des chuchots, des caresses.
Laurent sourit large, le col plein de mystères,
Elle sort en remettant son rouge, l'air de rien à faire.
[Chorus]
L'Écobate, c'est un cirque sans chapiteau,
Des rôles en carton, des clowns sous les néons.
Chacun sa combine, chacun son fardeau,
Mais au final, tout l'monde joue le même numéro.
[Verse 2]
Pietro, le patron, l'poing serré sur la monnaie,
"Les salaires ? Demain, ou après-demain peut-être."
Il roule en Audi, mais ses poches sont trouées,
Le chéquier prend des vacances, les employés stressés.
Kilian débarque, toujours deux heures en retard,
Il dit que c'est la SNCF, ou son réveil bizarre.
Son PC grince, ses excuses glissent,
Mais son rire cache qu'il en a rien à faire des pistes.
[Bridge]
Victor dans l'ombre, sournois comme un serpent,
Des mots dans l'oreille, des regards inquiétants.
Il te serre la main, mais garde un couteau,
Son sourire, c'est une énigme, un puzzle, un tableau.