Dans le souffle des nuits désertes, je marche seul…
Les ombres m’accompagnent, muettes et fidèles…
Chaque pas résonne, chaque souffle s’étire…
Je cherche un écho que je n’ai jamais trouvé.
Les ruelles s’inclinent sous la lune pâle
Mes mains cherchent l’air, mon cœur, un signal
Le vent murmure des mots que je n’entends pas
Et je me tiens ici, attendant ce que je ne connais pas
Je parle aux pierres, aux lampadaires…
Je leur confie mes heures vides…
Et le temps se suspend dans mes bras solitaires
Chaque étoile semble refléter mon mystère
Je rêve d’un visage, d’une lumière qui viendra…
Mais pour l’instant, seule l’ombre m’accompagne…
Avant toi, mon monde est un écho perdu
Une mer silencieuse, un vent inconnu
Pourtant je sens ton souffle au détour des chemins
Un frisson, un pressentiment, un destin incertain
Les souvenirs s’assemblent comme des fragments d’or
Chaque visage croisé laisse un éclat, puis s’endort
Je marche seul, mais mon âme s’invente des rêves
Et dans ce vide, la lumière parfois s’élève
Je me parle à moi-même…
Et je sens ton absence… mais aussi ton avenir…
Les jours passent, et pourtant je sens ton ombre
Chaque souffle, chaque élan, me rapproche sans nombre
Un jour je te trouverai, et l’ombre s’effacera
Pour l’instant, je demeure dans cette attente…
Avant toi, le monde est doux-amer, solitaire
Les heures s’allongent comme un mystère
Mais je marche avec l’espoir comme unique lumière
Et chaque pas me rapproche de notre univers
Et quand le temps aura tissé ses fils délicats
Je sentirai ta présence là où je ne pensais pas
Chaque souffle de vent, chaque écho de nuit
Me dira enfin que tu es là, et que tout s’unit
Seul, j’ai appris à attendre sans m’effacer
Seul, j’ai appris à marcher vers toi, léger
Guitare et vent me portent vers ton mystère
Une solitude habitée… qui finira en lumière