Intro – Spoken, ton railleur)
2021 : un caporal de la Légion étrangère atterrit en sauveur.
2026 : il se couronne président, avec 87 % de "oui" miraculeux.
Le peuple a voté… ou on l’a voté pour lui ?
(Couplet 1)
Mamady Doumbouya, caporal oublié de la Légion,
En septembre 2021, coup d’État, belle promotion.
"Je ne serai pas candidat, rupture avec les dictateurs !"
Promet le petit gradé, micro en main, air triomphant.
Depuis 1958, on connaît la rengaine,
Mais toi, caporal, t’as juré : finie la chaîne !
Corruption ? Zéro. Libertés ? Plein gaz.
Le peuple y a cru… pauvre naïf, quel gaz !
(Refrain – Très caustique, moqueur, à hurler en chœur avec rires forcés)
Oh Mamady, Mamady, caporal devenu roi !
87 % des voix, quel plébiscite, bravo quoi !
Pire que Sékou, un champion !
Corruption blindée, violence en canon,
Kidnappings la nuit, disparitions en fanfare,
Droits de l’homme ? Piétinés sous tes rangers !
Ha ha ha, Mamady, quel génie du cirque !
Ton trône en carton, ton élection un sketch burlesque !
(Couplet 2)
Quatre ans de transition, prisons qui débordent,
Opposants en exil, presse muselée, peur qui s’étend.
Nouvelles assignations, tortures discrètes,
Le caporal commande, le peuple se tait.
Simulacre d’élection en décembre 25,
Adversaires exclus, boycott massif, urnes truquées ?
CEDEAO applaudit, lève les sanctions en fanfare,
Communauté internationale : "Démocratie exemplaire !"
(Refrain – Plus fort, avec ironie accrue)
Oh Mamady, Mamady, caporal devenu roi !
86,72 %… t’as battu Staline, quoi !
Pire que tous les régimes depuis l’indépendance,
Violence à gogo, respect ? En vacances !
Libertés en cage, peuple en otage,
Ton mandat de sept ans, cadeau empoisonné !
Ha ha ha, Mamady, quel clown en treillis !
Investi en janvier 26, le règne continue, bis !
(Couplet 3)
Nouvelle Constitution taillée sur mesure,
7 ans renouvelables, armée au pouvoir pour toujours.
Simandou brille, minerais pour les amis chinois,
Mais le peuple crève, faim et colère en sursis.
Pardon à Dadis Camara, massacre oublié,
Victimes oubliées, justice piétinée.
Caporal de la Légion, te voilà président élu,
Mais le sang sur tes mains, le peuple ne l’a pas bu.
(Refrain final – Crescendo moqueur, invitation au public)
Oh Mamady, Mamady, caporal devenu roi !
87 % de mensonges, quel exploit, mon gars !
Corruption en pagaille, disparitions en série,
CEDEAO complice, hypocrisie à l’infini !
Ha ha ha, Mamady, ton règne est une farce !
Un jour le vent tourne, caporal, prépare ta valise !
(Outro – Spoken, défiant)
Mamady Doumbouya, de caporal à "président civil",
Le peuple rit jaune, mais n’oublie rien, rien du tout.
Guinée libre viendra, sans tes chaînes dorées.
Chante fort, le rire est notre arme aujourd’hui !