[Verse]
Mains tendues quand le frigo crie famine,
Moi, p’tit bonhomme, perdu dans leurs combines.
Les murs chuchotent, l’amour en éclats,
Famille déchirée, moi, l'colle entre leurs bras.
Promesses vides, rêves noyés dans l’évier,
Chaque "je t'aime" sonne creux, prêt à s'évaporer.
Je traîne ma peine comme une ombre en cavale,
Leur marionnette, je danse sous leur scandale.
[Chorus]
Marionnettiste des ruines, j’coupe les fils,
Ils m’ont usé, manipulé, pris pour cible.
Quand le succès brille, ils reviennent serviles,
Mais j’les bannis, plus d’place dans ma ville.
[Verse 2]
Gamins dans l’ventre, cœurs en chantier,
Ils m’prennent pour pilier, mais j’ai des pieds d’argile brisés.
Chaque éclat d’voix, un clou dans mes nuits,
Leur chaos, ma cage, leur amour, un oubli.
Ils frappent à ma porte, couronnes sur leurs fronts,
Mais leurs trônes sont bâtis sur l’fond de mes démons.
Ils ont planté des graines d’venin dans mon sang,
Maintenant, j’les arrache, je redeviens vivant.
[Chorus]
Marionnettiste des ruines, j’coupe les fils,
Ils m’ont usé, manipulé, pris pour cible.
Quand le succès brille, ils reviennent serviles,
Mais j’les bannis, plus d’place dans ma ville.