[Verse]
Je connais la rue, la vraie, pas l’cinéma
Ombres qui dansent sous la lumière des réverbères, c’est ça
Des billets froissés qui changent de main, silence, pas d’blabla
L’odeur du bitume, mélange d’espoir et de combat
Les pavés chuchotent des secrets d’anciens
Chaque mur tagué témoigne des jours malsains
Trafics en spirale, on tourne en rond, destin
Un œil sur l’avenir, l’autre sur le voisin
[Chorus]
La rue, la vraie, elle t’appelle, elle t’étouffe
Les rêves s’effacent, sous la nuit, les cœurs s’écroulent
Je connais la rue, elle prend tout, elle te roule
La vraie, elle ne pardonne pas, elle s’ouvre sous ta joue
[Verse 2]
Cicatrices invisibles, tatouées sur l’âme
Dans les ruelles sombres, y’a que la rage qui t’acclame
Les mômes deviennent grands sous les néons infâmes
Et l’espoir? Éphémère, comme une flamme
Le béton gronde, mélodie des sirènes
Les âmes se perdent, avalées par l’arène
Y’a pas d’pause, les jours s’enchaînent,
Faut survivre, même si tout s’envenime
[Chorus]
La rue, la vraie, elle t’appelle, elle t’étouffe
Les rêves s’effacent, sous la nuit, les cœurs s’écroulent
Je connais la rue, elle prend tout, elle te roule
La vraie, elle ne pardonne pas, elle s’ouvre sous ta joue