[Intro – female - slam]
Le monde déborde de haine, y’a plus d’place pour l’amour,
on veut tout vivre vite, mais plus rien n’a d’retour.
Les cœurs sont vides, les mots sont lourds,
on confond passion et discours.
[Couplet 1 - female]
Plus personne ne croit en rien, mais tout l’monde veut militer,
on s’invente des combats juste pour exister.
On partage, on commente, on veut briller,
mais qui, encore, sait aimer sans se filmer ?
J’suis une femme entière, j’fais pas semblant,
mon amour, c’est brut, c’est vivant, c’est sang.
Quand je donne, je donne vraiment,
parfois trop, souvent mal, mais jamais à mi-temps.
Pour certains, c’est trop, pour d’autres, pas assez,
mais j’fais pas l’amour pour plaire, j’fais l’amour pour vibrer.
J’ai connu la douleur, j’me suis relevée,
mon cœur a saigné, mais il a pas plié.
[Couplet 2 - female]
J’écoute pas ces influenceurs qui vendent des conseils d’cœur,
ils parlent d’amour comme on vend du bonheur.
Mais l’amour, c’est pas du buzz, c’est pas qu’des fleurs,
c’est des silences, des peurs, des erreurs.
« Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis »,
c’est devenu l’hymne des amours en sursis.
On joue à qui aimera le moins,
comme si s’attacher, c’était un crime sans témoin.
On traîne nos traumas comme des chaînes rouillées,
on veut avancer, mais on s’fait saboter.
On s’cache derrière des “j’men fous”, des “c’est léger”,
alors qu’au fond, on rêve juste d’être aimés.
[Pont – female -plus intime, rime douce]
Mon cœur a été cassé,
piétiné, démoli.
Mais il bat.
Et ce battement,
c’est la preuve que j’suis encore en vie.
[Final – female - affirmé, regard levé]
Mon amour est imparfait, mais il brûle vrai,
pas d’masque, pas d’pose, pas d’effet.
Il tremble, il s’use, mais il renaît,
c’est pas du toc, c’est du concret.
Alors si t’as peur, t’approche pas,
parce qu’ici, on triche pas.
Mon amour, c’est du feu, pas du bois,
il brûle, il marque… mais il sauve, parfois.