(Intro)
Yeah…
J’viens d’là où les rêves s’éteignent dans la nuit,
Où le froid te parle plus que les cris…
C’est la rue, frère.
Saskia l’sait, Charly l’a vu, Israël l’a vécu.
(Couplet 1)
J’ai grandi sans guide, juste les murs pour témoins,
Des promesses en poussière, du sang sur les mains.
On parle pas d’amour ici, on parle d’instinct,
Chaque regard peut t’foutre au fond, t’effacer demain.
Saskia m’a dit : “Frérot, fais gaffe à tes pas”,
Les sourires dans la nuit, c’est souvent des appâts.
Charly compte les jours, les rêves s’effacent,
Israël prie Dieu pour qu’le mal nous laisse une trace.
(Refrain)
Dans la rue, y’a pas d’rêve, que des cauchemars,
Des visages fermés, des âmes noires.
On s’bat pour des miettes, pour un peu d’espoir,
Mais ici, la vérité t’met souvent à l’écart.
(Couplet 2)
Les flics tournent, les p’tits guettent,
Les grands comptent leurs pertes.
On s’fait seuls, on s’fait durs,
Pas d’espace pour les cœurs ouverts.
Charly parle de loyauté, mais la rue le teste,
Chaque jour un piège, chaque pas une promesse.
Saskia garde le calme, même quand ça pète,
Elle connaît la loi du béton, du sang et des dettes.
Israël garde la foi, même sous la pluie,
Il m’dit : “Mon frère, la rage, faut l’mettre dans l’son, pas dans la nuit.”
Alors j’crache mes peines sur des BPM lourds,
La rue m’a pris du temps, mais pas mon parcours.
(Refrain)
Dans la rue, y’a pas d’rêve, que des cauchemars,
Des visages fermés, des âmes noires.
On s’bat pour des miettes, pour un peu d’espoir,
Mais ici, la vérité t’met souvent à l’écart.
(Outro)
Saskia, Charly, Israël dans mes prières,
Trois flammes dans la brume, trois voix dans la guerre.
J’porte mes cicatrices comme un drapeau,
J’fais briller mes douleurs dans l’son du ghetto.
La rue m’a fait, la rue m’a brisé,
Mais j’la quitte pas… c’est elle qui m’a signé.